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Le loup octobre 10 2013

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Le  loup  

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Loup gris

Les loups appartiennent à la famille des canidés. Ils sont carnivores. Cette famille est divisée en 10 genres et 35 espèces, dont les coyotes, les chacals et les chiens. Il existe deux espèces distinctes de loups : le loup gris et le loup roux.

Fiche signalétique

Ordre : Carnivora - carnivores
Superfamille : Canoidea - caniformes
Famille
:Canidea - chien
Genre du loup gris : Canis
Espèce : Lupus
Genre du loup roux : Canis
Espèce
: Rufus

Description

Taille tête comprise : de 1 à 1,5 m
Longueur de la queue : de 30 à 50 cm ; elle est touffue et tombante
Poids mâle
: de 27 à 6! kg
Poids femelle : de 22 à 63 kg
Poids à la naissance : 0,5 kg
Les yeux : dorés et phosphorescents, fendus en amande
les oreilles : sont pointues avec des rebords noirs
Couleur : du gris au brun, elle varie selon les régions de blanc à rouge ou noir
Ventre : est pâle ainsi que l’intérieur des cuisses

Le grand méchant loup

Les récits fantastiques véhiculent encore une image sanguinaire des loups. Pourtant, jamais la réalité n’a autant contredit la fiction. Loin d’être des animaux cruels, assoiffés de chair humaine, les loups sont intelligents et sociables, à l’image de leurs descendants, les chiens.

Le loup ne mérite vraiment pas l’image négative dont ilo est affublé. Craint et tenu à distance depuis des siècles, on croyait autrefois que le loup était l’envoyé du diable, dont l’unique but était d’attaquer et de tuer les hommes, conduisant à sa perte l’humanité tout entière. Pourtant la céloèbre légende du loup-garou, selon laquelle un être humain se transformerait en animal les nuits de pleine lune, à la recherche de sang frais, relève de la pure fiction.

Nombreuses sont les personnes encore persuadées que les loups sont friands de chair humaine, jusqu’à leur accorder des pouvoirs surnaturels. Hormis les rares occasions où les loups affamés ont festoyé sur les champs de bataille et celles où les loups atteints de la rage ont perdu tout instinct naturel, ils ne s’attaquent pas à l’homme. Ils les craignent et font de grands dé&tours pour les éviter. Même les naturalistes qui ont passé des années sur le terrain à étudier les loups disent n’en avoir rencontré qu’exceptionnellement.

Coyotes, chiens ou loups

Il est très facile de faire des croisements entre les différentes espèces de canidés, comme les loups, les coyotes, les chacals, les dingos ou les chiens.

Aux États-Unis, on a déjà rencontré de cas de croisements naturels donnant des loups-coyotes, des chiens-coyotes et des chiens-loups.

La facilité avec laquelle ces différentes espèces se reproduisent entre elles représente un danger pour certaines sous-espèces plus rares, comme le loup des Apennins, en Italie, par exemple. Il ne reste quasiment plus de loups de race pure dans cette région car la plupart se sont accouplés avec des chiens sauvages.

Les experts s’accordent aujourd’hui pour affirmer que tous les chiens descendent du loup, domestiqué pour la première fois au Proche-Orient il y a environ 10 000 ans. Au cours des millénaires, plusieurs races de chiens ont fait leur apparition.

Une de ces races est le husky, un chien dont la fourrure rappelle celle du loup qui a été dressé pour tirer les traîneaux dans la neige. Le maremma d’Italie résulte lui aussi d’un croisement. Ce chien, dont le corps ressemble à celui du mouton, est chargé de défendre les troupeaux… contre les loups.

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Maremma 

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Husky

Le  loup est un des animaux les plus intelligents qui soient. Vivant et chassant parmi les siens, le loup a un esprit grégaire très développé. D’ailleurs, tous les chiens domestiques, du berger allemand au caniche, descendent du loup, une preuve de sa docilité.

Perchés dans les arbres

On croit que les plus lointains ancêtres du loup sont les membres de la famille des Maicoidea, qui vécurent durant l’Éocène (entre 38 et 54 millions d’années). En examinant leurs dents et leurs os fossilisés, les experts ont découvert que ces premiers ancêtres vivaient dans les arbres. Ces animaux arboricoles avaient des pattes biens espacées et possédaient les dents carnassières propres à cette espèce.

L’Hesperocyon d’Amérique du Nord et le Cynodictis européen, par exemple, dont le corps était allongé et les membres courts, ressemblaient à la civette moderne.

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Hesperocyon

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Crâne d’Hesperocyon

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Cynodictis

Vers la fin de l’Éocène et durant l’éocène et le Miocène, (il y a de cela 7 à 38 millions d’années), ces carnivores s’adaptèrent aux variations climatiques de leur environnement et proliférèrent. Délaissant les arbres, ils devinrent peu à peu des animaux terrestres. La structure osseuse de leurs pattes évolua pour leur permettre de poursuivre plus rapidement leur proie en terrain découvert.

Il y a 2 millions d’années, au pléistocène, vécut un animal dont les caractéristiques correspondent au loup actuel. Baptisé “le loup menaçant”, il était deux fois moins imposant que celui vivant de nos jours.

Entre chiens et loups

Il existe aujourd’hui deux grandes espèces de loups, le loup roux et le loup gris. Le dingo, le coyote, le chacal et le chien domestique sont leurs descendants les plus proches. Ils font partie de la grande famille des canidés. Les renards et les lycaons d’Afrique comptent parmi leurs cousins les plus éloignés

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  Loup roux  

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                                                                                                     Le loup gris

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Le dingo

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Coyotes

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Chacal

Ces animaux ont de nombreux points communs. Ils sont adaptés à la chasse, possèdent de larges oreilles pointues, une ouïe et un odorat très développés. Grâce à leurs longues pattes et leur corps profilé, ils sont particulièrement véloces. Ils poursuivent la proie, qu’ils déchiquettent ensuite à l’aide de leurs carnassières aiguisées plantées dans une puissante mâchoire. Ils ont une longue queue munies de glandes odoriférantes dont ils se servent pour communiquer entre eux. Mais contrairement à la majorité des canidés, qui dévorent à peu près tout ce qau’ils trouvent, y compris les fruits et les insectes. Le loup est un carnivore véritable. Il se nourrit presque exclusivement de viande. Il vit et chasse en bandes, régies par une structure sociale complexe.

Adapté à la vie sauvage

Au premier coup d’œil, le loup gris ressemble étrangement au berger allemand. Mais en y regardant de plus près, on note d’importantes différences. La tête du loup est plus large, ses yeux sont fendus en amandes et la courbure entre son museau et son crâne est très prononcée. Les particularités morphologiques du loup s’harmonisent très bien à une rude vie sauvage.

La fourrure du loup est fournie, longue et soyeuse. Les deux touffes de poils qui garnissent les joues font paraître sa face plus large qu’elle ne l’est en réalité. Le corps est couvert d’une bourre dense et rase, sur laquelle poussent des poils de jarre longs et imperméables. Leurs qualités isolantes permettent au loup de supporter des conditions de froid extrême et de grande humidité. Ainsi protégé, il n’a pas besoin d’abri et peut tranquillement dormir à la belle étoile dans la toundra du nord canadien et même se promener sous une pluie torrentielle.

La couleur de la robe, toujours plus pâle sous le ventre, varie habituellement en fonction de son habitat, ce qui lui permet de se camoufler lorsqu’il chasse, surprenant ainsi ses ennemis ou ses rivaux. Le loup des régions semi-désertiques possède un pelage clair. Celui du loup de la toundra et de l’arctique est blanc en hiver et gris en été, lorsque la neige fond pour faire place aux paysages désolés du Grand Nord.

Le loup gris est plus gros que le loup roux et beaucoup plus massif que le chien domestique.

Description

L’ouïe

Grâce à ses oreilles pointues, le loup bénéficie d’une ouïe extraordinaire. Il entend le faible bruit que fait l’animal en se déplaçant à une distance considérable, soit l’équivalent du tic-tac d’une montre à une distance de 10 m. Durant la chasse, le loup se fie plus à son ouïe qu’à sa vue qui est faible.

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L’odorat

L’odorat est très développé. Il s’en sert pour reconnaître son territoire et identifier d’autres loups.

La vue

Les loups ont une vision frontale relativement mauvaise. Au-delà de 40-45 cm, il semble qu’ils voient flou… Leur myopie est due à l’absence de fovea centralis, la petite dépression, située dans la partie centrale, derrière la rétine qui, chez les humains, les primates et d’autres espèces animales permet d’obtenir le point de vision le plus précis. Néanmoins, les loups distinguent les formes, surtout les mouvements sur les longues distances et leur vision périphérique est extrêmement précise.

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Les dents

Une série de 42 dents meurtrières composées de six incisives, deux canines, 8 prémolaires et 6 molaires dans la mandibule. La mâchoire supérieure a 2 molaires en moins. Les canines peuvent atteindre 5 cm de long.

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Le corps

Le corps est aérodynamique : le museau allongé, les oreilles pointues, le tronc étroit, longues pattes effilées, fourrure lisse et longue queue : une morphologie synonyme de rapidité. Son corps profilé lui permet de poursuivre sa proie à grande vitesse, même à travers les broussailles ou les bois

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Pattes

Les pattes du loup sont longues et munies de quatre doigts à l’arrière et de cinq doigts à l’avant. L’extrémité des pattes sert à creuser; les griffes ne sont pas rétractiles comme chez les félidés.

La chasse en meute

Les sens aiguisés, la course rapide, les loups sont d’excellents prédateurs, surtout lorsqu’ils chassent en meutes. Ils lancent en chœur leur cri de guerre avant de se lancer à la poursuite de leurs proie, le nez au vent.

Un loup affamé sera prêt à manger à peu près n’importe quoi. Mais, s’il le peut, il chassera des animaux tels que le bœuf musqué, l’original, le cerf, l’élan et le renne. Les proies que les loups préfèrent varient selon les régions. Certaines espèces vivent dans des habitats bien précis, elles peuvent même se faire rares en raison de la présence de plus en plus envahissante de l’homme. S’il ne trouve pas suffisamment d’animaux sauvage, le loup peut alors s’attaquer au bétail domestique.

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Repas de fortune

A l’occasion, le loup dévore des sangliers, des castors, des chiens, des lièvres et des oiseaux. Il se contentera même, au besoin, d’un plus petit gibier comme des souris, campagnols, grenouilles ou tout autre petit animal qu’il découvre dans l’herbe. Le loup avale même des pommes de terre et des fruits comme les figues,mûres et raisins.

Lorsque la famine sévit, le loup, qui fuit en général l’espèce humaine, s’aventure la nuit près des agglomérations pour fouiner dans les décharges à la recherche de déchets. Dans la toundra, où le climat est rude, le loup blanc doit souvent se contenter de bourgeons et de lichens jusqu’à ce qu’il puisse trouver de la viande fraîche.

Sur son territoire de chasse le loup est craintif et farouche. Il préfère se cacher et passer inaperçu. Il guette sa proie furtivement. Il se déplace et chasse souvent la nuit sans avoir vraiment recours à sa vue qui est mauvaise. Ses yeux dorés ne brillent pas dans l’obscurité comme le veut la légende mais reflètent simplement un filet de lumière.

Le nez au vent

Le loup peut percevoir des sons qui semblent imperceptibles à plusieurs kilomètres de distance, par exemple le bruit d’une petite branche qui se casse trois kilomètres plus loin. Son odorat est encore plus développé.

Il identifie des de milliers d’odeurs dont nous ne soupçonnons même pas l’existence. Assailli de toutes parts par différents parfums, le loup dispose d’une bonne longueur d’avance. Il peut déceler un original situé à plus de deux kilomètres de l’endroit où il se trouve. Lorsqu’il chasse, le loup a toujours le nez au vent, à l’affût des proies potentielles.

Son odorat lui permet ainsi d’obtenir toutes les informations dont il a besoin sur la nature, l’état et les déplacements de l’animal qu’il poursuit. Le loup se rappelle également les endroits stratégiques où il a laissé des points de repère et des marques odorantes, mémorisant ainsi parfaitement bien son territoire.

Le saviez-vous ?

La course-poursuite

Les loups attrapent leur proie à la course. Lorsqu’ils l’ont immobilisée, toute la meute participe à la mise à mort qui ne prend que quelques minutes.

Les sens ne sont pas les seuls atouts du loup. Un adulte est assez fort pour s’attaquerr à un jeune boeuf et le mettre à mort. C’est aussi un animal endurant. Comparé au guépard, qui atteint 96 kilomètres à l’heure sur de courtes distances, le loup n’est pas si véloce. Il court à environ 38 kilomètres à l’heure mais peut aller à 45 kilomètres à l’heure en vitesse de pointe lorsqu’il est proche de sa proie.

Grâce à cette capacité, le loup rattrape la plupart de ses proies. Il les saisit alors par derrière et leur plante les crocs dans la gorge ou la tête pour les achever. Nageur émérite, le loup poursuivra même un cerf dans l’eau s’il a une chance de le tuer.

L’union fait la force

Les loups chassent les proies de grande taille en meute. Les membres de la bande se réunissent et hurlent ensemble avant de partir. La troupe démarre à la queue leu leu. Ils s’arrêtent en chemin pour fouiller les terriers, à la recherche de petits gibiers et prennent soin de marquer d’un jet d’urine chaque terrier abandonné pour éviter de s’y arrêter de nouveau.

Lorsque la meute détecte une proie, les loups se serrent autour du chef et se lancent sur la piste de l’animal. Certains s’approchent à pas de loup tandis que d’autres cherchent à détourner son attention. Si la proie s’enfuit, les loups les plus rapides la prennent en chasse. D’autres contournent la proie pour l’empêcher de s’échapper.

Que le meilleur gagne

La meute essaie souvent d’isoler un animal petit, malade ou affaibbli car il constitue une proie plus facile. Les proies robustes parviennent parfois à échapper à la meute. Généralement les loups abandonnent plutôt que de se battre contre des animaux forts et dangereux. Un original, par exemple, peut fracasser lz crâne de ses adversaires d’un coup de corne et un bison en blesser plusieurs en chargeant. Il arrive aux loups de parcourir des dizaines de kilomètres sans avoir réussi à capturer un seul animal.

Lorsque les loups remportent le combat, ils se jettent immédiatement sur la proie. Le mâle dominant se sert en premier et les autres s’arrachent les morceaux qui restent. Ils brisent la carcasse et dévorent les os, la peau et les poils avec la chair. Après avoir dévoré leur repas, ils vont donner leur part de viande fraîche ou régurgitée aux louveteaux, puis s’allongent à l’abri, le ventre bien rempli, pour digérer leur repas.

Gloutonnerie et abstinence

Un loup peut engloutir jusqu’à dix kilos de viande en un repas. Il arrive même qu’il soit rassasié avant d’avoir terminé son festin. Il enterre alors les restes pour le plus grand plaisir des animaux qui passeront sur ses traces.

Il revient souvent bredouille, surtout lorsqu’il chasse en solitaire. Il arrive qu’il n’ait rien à se mettre sous la dent pendant deux semaines. Il se rabat alors sur ce qu’il trouve. A tel point, que s’il a la possibilité, un loup n’hésitera pas à pêcher.

Les loups préfèrent les proies de grande taille comme l’original et le caribou. Seul, le loup se nourrit de petit gibier.

La structure sociale

Le loup passe pour être un solitaire, alors qu’il passe la majeure partie de sa vie dans une bande. Structurée autour d’un couple dominant, la meute est régie par des règles très strictes.

Le couple est l’expression la plus élémentaire de la meute. Mâles et femelles se choisissent davantage par affinité que par besoin biologique. Une femelle n’hésite pas à faire la cour au mâle de son choix. Pour le courtiser, elle s’approche de lui et pose sa tête sur ses reins. De son côté, le mâle indique explicitement quelle femelle il préfère. Il est d’ailleurs très rare qu’un loup démorde de son choix. En plus dêtre têtus, les loups sont fidèles. En général un couple s’unit pour la vie.

Le plus souvent les couples se rassemblent pour former des meutes qui compte en moyenne une dieaine de loups. Le nombre de loups d’une eut s’établit en fonction de la taille des proies disponibles sur le territoire. Lorsqu’il y a de la nourriture en abondance et qu’aucun changement majeur ne urvient, la meute de loups connaît peu de changements d’une année à l’autre.

Le couple dominant

Il existe une véritable organisation sociale au sein de la meute. Mâles et femelles observent les règles d’une stricte hiérarchie où chacun connaît son rang. Une grande meute, relativement bien structurée, est dirigée par un mâle et une femelles dominants que l’on appelle le mâle et la femelle “alpha” et qui seuls peuvent s’accoupler. Ils ne sont pas forcément plus gros mais ils ont affirmé leur position par d’incessantes épreuves de force et de ruse.

Le mâle et la femelle “beta” viennent au second rang. Comme les autres subordonnés, ils ne peuvent s’accoupler. Les bannis et les exclus - animaux âgés, malades ou affaiblis et les louveteaux - figurent au bas de l’échelle sociale du groupe. Au sein de la hiérarchie, le statut de chacun est souvent remis en question.

Les loups évitent la plupart du temps de s’infliger des blessures graves, mais ils utilisent par contre toute une série de mimiques faciales, de postures et de menaces rituelles lorsque surviennent des rivalités ou des conflits. Les loups de rang supérieur s’affirment en dressant la queue puis en se tenant bien droit sur leurs pattes la gueule ouverte et les crocs apparents. Ils donnent également des petits coups de dents dans le cou des animaux plus faibles. Les subordonnés de la meute montrent leur soumission en baissant la tête, en laissant tomber les oreilles vers l’arrière et en rabattant la queue entre les pattes.

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Autorité et affection

Ces gestes rappellent ceux des louveteaux qui se roulent sur le dos en exposant leur ventre ou lèchent le museau du loup dominant. En agissant ainsi, l’animal semble vouloir conjurer la menace en suscitant chez le loup dominant des sentiments bienveillants à son égard. Ces affrontements rituels ont pour but d’imposer l’autorité du chef de la meute et d’assurer ainsi l’harmonie et la stabilité au sein du groupe.

Les loups sont très affectueux à l’égard des autres membres du groupe. Chaque retrouvaille est l’occasion de scènes d’effusion. Les loups remuent la queue, se lèchent mutuellement et frottent leurs museaux l’un contre l’autre. Le mâle alpha ne démontre aucune agressivité à l’égard des autres membres de la meute et il manifeste même une certaine tolérance comme s’il cherchait à les stimuler. Tant qu’il ne montre pas les dents en retroussant son nez, c’est qu’il ne témoigne aucune hostilité.

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Hostilité

Mimiques, odeurs et sons

Les loups ont une physionomie très expressive. Avec leur front, leur gueule, leurs oreilles et leurs yeux, ils couvrent tout un registre de mimiques faciales. Par exemple, pour exprimer la crainte ou l’insécurité, un loup garde la gueule fermée, il retrousse ses lèvres, les commissures légèrement relevées puis il plisse les yeux, relève le front et laisse tomber ses oreilles vers l’arrière. Au contraire, lorsqu’un loup à le front ridé et gonflé, les oreilles dressées, pointées en avant, la gueule ouverte et les dents apparentes, il adopte une attitude menaçante et autoritaire. Le jeu de regard est très important. Lorsqu’un loup fixe un de ses congénères, c’est pour lui témoigner sa colère, tandis qu’un loup qui cherche à en apaiser un autre détournera le regard.

Les loups communiquent également entre eux par l’odeur. En urinant à des endroits déterminés, les loups signalent les frontières de leur territoire et fournissent en même temps diverses informations sur leur sexe, leur statut et leurs déplacements. D’ailleurs, les jeunes loups qui vivent seuls ne laissent pas de marques odiriférantes tant qu’ils ne sont pas prêts à s’installer sur un territoire. Lorsqu’ils sont tous ensemble, les loups communiquent aussi avec des sons variés, gémissements, jappements, aboiements et grondements. En revanche, le cri le plus généralement associé au loup est le hurlement qu’il utilise notamment pour rester en contact avec d’autres membres de la meute.

Le hurlement

S’il est difficile de vérifier que les loups hurlent les nuits de pleine lune, il ne fait aucun doute que les loups prennent plaisir à hurler. Museau pointé vers le ciel, l’animal lance un hurlement d’environ 35 secondes. Les autres membres de la harde peuvent aisément identifier le message du cri car ils utilisent tous un registre distinct.

Le hurlement permet aux loups de rester en contact entre eux mais aussi d’avertir les autres d’une menace et même de communiquer leurs états d’âme. Parfois ils hurlent juste avant une partie de chasse, et côte à côte, chacun lance sa complainte pour le plaisir. Un hurlement en chœur annonce souvent un événement heureux dans la meute.

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Lien pour écouter le hurlement des loups :

Les loups de l’Arctique :          http://www.youtube.com/v/7KHMehblpE0

Les loups européens :             http://www.youtube.com/v/K3ESFdHO7Ok

Territoire

Les particularités physiques du loup lui permettent de s’adapter à des variations climatiques extrêmes et à tout type de terrain et de végétation du moment que ces régions recèlent suffisamment de nourriture et d’abris. Les loups sont particulièrement nombreux dans les forêts d’Amérique du Nord. L’Amérique du Nord est considéré comme le berceau du loup. Elle abrite une grande diversité de faune et d’habitats. Le loup connaît chaque arbre, chaque buisson de son domaine qu’il marque méthodiquement.

Ils se cachent dans les profonds sous-bois de feuillus et de conifères, où abris et proies abondent. Les grands ongulés comme les cerfs et les élans constituent des mets de roi pour les meutes. Dans ces régions, les hivers sont longs et froids et les étés courts et doux. Malgré tout les loups y trouvent de nombreux avantages.

Lieu de rendez-vous

Chaque meute possède son propre territoire. Une zone où elle se réserve l’exclusivité de la chasse et où la femelle aménage sa tanière. La superficie du territoire peut couvrir de 100 à plus de 1 000 kilomètres carrés lorsque les proies se font rares. Les frontières du territoire sont assez extensibles, elles peuvent changer au cours de l’année. Dans la toundra d’Amérique du Nord, par exemple, les loups  suivent les caribous et les saïgas à des centaines de kilomètres. Dans les forêts et sur les îles, les frontières naturelles du territoire sont mieux définies et restent stables toute l’année.

Même s’il parcourt de très grandes distances à la recherche de nourriture, le loup revient toujours au centre de son territoire. Véritable lieu de rendez-vous. Il s’agit d’une tanière managée dans un endroit stratégique élevé qui sert de point de rassemblement à la meute. Les jeunes louveteaux sont cantonnés à la tanière sous l’œil vigilant des adultes.

Comme les chiens, les loups délimitent les frontières de leur territoire en urinant pour répandre l’odeur de leurs glandes anales sur différent repères. on trouve ce genre de marques sur les buissons, les souches d’arbres, les arbustes, les rochers, les touffes d’herbe et les blocs de glace. Le territoire est parfois délimité par une frontière naturelle, un cours d’eau par exemple. Les pistes de chasse et les croisées de chemins sont fréquemment marquées, la plupart du temps par le mâle dominant. D’autres membres de la meute aspergent également d’urine certains repères caractéristiques.

Jeux de piste

Ces marques peuvent donner une quantité d’informations à d’autres meutes, par exemple, le nombre de loups qui ont laissé leur marques et à quel moment ils sont passées. Les loups d’une autre troupe délimitent les frontières de leur territoire de la même façon. Il arrive souvent que deux territoires soient séparer par une bande d’environ un  kilomètre de large où seuls les loups solitaires osent s’aventurer.

Les loups connaissent très bien le profil ou le tracé de leur territoire grâce à ces bornes odorantes et ces points de repère. Les chercheurs spécialisés dans l’étude des loups ont constaté qu’ils passent leur temps à parcourir les pistes qui jalonnent leur territoire à la queue leu leu. Ils empruntent leurs sentiers battus et leurs parcours de chasse préféré. Ils affectionnent particulièrement les endroits élevés, les lieux de capture et les refuges qui leur sont familiers. Lorsqu’ils sont fatigués, ils s’endorment n’importe où, au pied d’un arbre ou à l’abri d’un rocher. Lorsqu’un loup renifle l’odeur d’un congénère inconnu sur son territoire, il s’empresse d’effacer son signal avec de l’urine fraîche pour avertir les étrangers de se tenir à l’écart.

Rapports de voisinage

Les loups renouvellent ainsi les marques de leur territoire chaque fois que la meute y passe ce qui permet également à celle-ci d’indiquer précisément à ses membres les limites de son domaine. Ils aiment bien hurler en chœur pour faire part de leur présence aux meutes voisines. Ces derniers leur répondent de la même manière pour leur faire savoir que le territoire est occupé.

A l’occasion une meute voisine peut envahir délibérément le territoire d’une autre bande. Elle se dirige vers le lieu de rassemblement de ses voisins et une fois sur place, l’envahisseur attaque, tue et disperse les membres de la meute dans le but de s’emparer de son territoire. Mais ces incursions sont assez rares. Chaque bande respecte en général les limites territoriales de son voisin. Ce qaui permet à tous et chacun de vivre en harmonie.

Le cycle de la vie

Seul le couple dominant donne naissance à des petits. Les jeunes louveteaux sont cajolés et nourris par tous les loups de la meute.

Pendant un mois, au printemps, toutes les femelles peuvent en principe s’accoupler. Mais seul le mâle et la femelle dominants s’arrogent ce droit. Le couple impose alors son droit exclusif de se reproduire. La femelle élue ira même jusqu’à évincer temporairement de la meute les autres femelles en chaleur. Le mâle dominant fera tout son possible pour empêcher les autres mâles de s’accoupler. Les affrontements dans les groupes sont fréquents à cette période.

Une relation étroite

Le pénis du mâle renferme un os, appelé baculum. Après l’accouplement, le mâle et la femelle tentent de se diriger dans des directions opposées, ce qui a pour effet de les souder littéralement ensemble pendant une heure ou plus. Ils restent dans cette posture jusqu’à ce que les vaisseaux sanguins qui traversent le baculum retrouvent leur état normal.

Personne ne sait exactement pourquoi les loups agissent ainsi, mais on croit que cela peut contribuer à resserrer les liens entre le mâle et la femelle. Ils forment alors physiquement et affectivement un couple uni.

La tanière

Au bout de six semaines environ, la femelle se creuse une tanière en prévision de la naissance des petits. Elle cherche u abri, elle aménagera parfois un terrier abandonné par un blaireau ou un porc-épic, en creusant sous les racines d’un arbre ou sous les roches pour l’isoler davantage. Sinon, elle creusera une tanière dans un monticule de sable, à proximité d’un point d’eau. Dans l’Arctique, il arrive que les louves établissent leur terrier dans un fossé ou dans une excavation à même le sol.

Une tanière est composée d’une galerie d’environ 40 cm de hauteur et 65 cm de largeur. A 1,80 mètre de l’entrée, le tunnel tourne à angle droit et s’ouvre sur une cavité de forme ronde, réservée à la mère. Puis le tunnel s’élève graduellement sur une distance de deux mètres pour aboutir à la chambre dans laquelle les petits naîtront et passeront leurs trois premières semaines.

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Après une gestation de 63 jours, cinq à six petits viennent au monde. Les nouveaux-nés, aveugles et sourds, peuvent tout juste ramper jusqu’aux mamelles gorgées de lait de leur mère.

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La vie de château

Deux ou trois semaines plus tard, les petits ouvrent les yeux, entendent et commencent à remuer. Ils s’expriment en poussant de petits couinements et vers un mois, ils tentent leurs premiers hurlements. Les louveteaux font alors leur première sortie dans le monde. En jouant, ils affinent déjà leurs qualités de chasseur. Ils apprennent les subtilités du langage corporel de leurs congénères et vers deux mois, ils sont tout à fait capables de répondre à leurs aînés. Les petits ne s’éloignent pas encore de la tanière.

Les adultes de la meute veillent constamment sur eux et s’efforcent de répondre à leurs désirs. Les louveteaux vont quémander leur nourriture auprès de n’importe quel adulte. Pour l’amadouer, le petit place sa tête dans la gueule du loup, un geste d’affection très employé parmi les membres d’une meute. Les petits grandissent très très vite et la tanière devient trop exigüe pour eux. La louve est alors obligée de transférer toute la famille vers un nouveau lieu où l’es louveteaux passeront les deux ou trois mois suivants.

Le grand départ

Âgés de dix mois, les louveteaux vont à la chasse avec les adultes. Les premières fois, ils observent leurs aînés. A 18 mois, ils atteignent leur taille adulte et à 2 ans, ils sont forcés de quitter le clan. Cette période est très difficile pour eux. Le jeune mâle devra trouver une femelle, il restera seul jusqu’à ce qu’il ait rencontré l’âme soeur. Avec elle, il pourra ensuite former une nouvelle meute.

Un loup peut vivre de 15 ou 16 ans, à condition qu’il échappe à tous les dangers qui guettent. A la fin de sa vie, il n(a pratiquement plus de crocs et peut difficilement continuer à chasser. Les autres loups de la bande l’aide alors à survivre en lui fournissant de la nourriture. L’expérience et la connaissance qu’ont les aînés de leur territoire sont forts utiles pour les plus jeunes.

Le loup en France

http://www.dailymotion.com/swf/xb0j4_le-loup-en-france_animals

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Source : le Règne  animal - Encyclopédie

 

Bienvenue à tous et toutes août 15 2011

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Nous vous souhaitons de passer un bon moment en notre compagnie

Vous trouverez sur ce site l’histoire, la description, … de certains animaux (Loup, pieuvre, chevaux de trait,…)

 Bonne lecture

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 Aidez-les… Clic, clic, … Cela ne vous coûte rien… Merci pour eux.

http://actuanimaux.com/

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Pour les chevaux…

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Lee-Xu

Les pieuvres août 14 2011

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La pieuvre commune (Otopus vulagaris) Classe : Cephalooda – céphalopodes 
Sous-classe : Coleoidea – coléoïdés 

Ordre : Octopoda – octopodes  
Sous-ordre : Incirrata – incirrates 

Famille : Octopodidae – octopodidés 
Sous-familles : Octopodinae – octopodinés, Eledoninae – élédoninés, Bathypolypodinae – bathypolypodinés

La pieuvre est un mollusque de la classe des céphalopodes, dont la sous-classe des coléoïdés regroupe également seiches et calamars.Sa famille, celle des octopodidés (mollusques à huit bras) comprend 25 genres répartis en 3 sous-familles. L’une d’entre elles, les octopodinés, rassemble près de 200 espèces vivant sur les fonds marins. 

Un monstre légendaire 

Sommet d’une longue évolution de plus de 500 millions d’années, les pieuvres sont des mollusques apparentés aux seiches et aux calmars… Étranges animaux aux bras multiples directement rattachés à leur tête : les céphalopodes.

Les légendes scandinaves rapportent qu’il existe au fond des mers un redoutable monstre, le kraken, dont les multiples bras enlacent les marins pour les engloutir dans les flots. Cette horrible créature était connue des Grecs de l’Antiquité ; Ulysse aux dires d’Homère, l’a croisée dans le détroit de Sicile : le célèbre Scylla était une créature armée de douze têtes et de trois rangées de dents ! Fidèle à sa légende, le monstre réapparut au siècle dernier dans les romans de Victor Hugo et de Jules Vernes. Gilliatt, le héros des Travailleurs de la mer, combat héroïquement une pieuvre géante dans une grotte sous-marine des îles de la Manche ! En vérité même si elle comprend des animaux marins carnivores, la famille des mollusques n’a rien de sanguinaire. 

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Le monstre Scylla 

Comme les seiches et les calmars, les pieuvres sont des mollusques de la classe des céphalopodes, c’est-à-dire ceux dont la tête est pourvue de bras ou de tentacules. Ce groupe comprend trois sous-classes : les nautiloïdes, les ammonoïdes et les coléoïdés. Il ne reste de la première que six espèces : les nautiles, véritables fossiles vivants, sont toujours dotés d’une coquille externe et croisent dans les eaux de la zone Indo-Pacifique. La sous-classe des ammonoïdes est éteinte. Il ne reste en fait que les coléoïdés qui sont de toute évidence les plus évolués des mollusques. 

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Nautiloïdes 

Les coléoïdés se sont différenciés en adoptant une vie de carnivore actif et en faisant évoluer leur anatomie : ils ont peu à peu abandonné leur carapace externe pour ne garder qu’une petite coquille interne. Ce sont les os de seiche et les plumes de calmar qui peuvent être retrouvés, à marée basse, sur les bords de mer.

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Seiche - Calmar 

Quant aux pieuvres, leur corps est mou. L’Octopus vulgaris – la pieuvre commune, ou poulpe (du mot grec « polupous » signifiant pied multiple – ne conserve en guise de squelette que deux petits bâtonnets allongés situés dans son enveloppe externe, le manteau.La coquille contribuait à la flottabilité, les coléoïdés on dû développer un moyen de locomotion unique dans le règne animal : la propulsion à réaction ! Seiches, calmars et pieuvres nagent en effet en expulsant par un tuyau appelé l’entonnoir, l’eau qu’ils aspirent dans une cavité de leur manteau pour alimenter les branchies en oxygène. La force du courant d’eau obtenu par simple contraction musculaire suffit à faire avancer ces mollusques en sens contraire. 

Cousines des fonds marins

La sous-classe des coléoïdés s’est elle-même différenciée en plusieurs ordres aux modes de vie dissemblables. La familles des pieuvres proprement dite, ou octopodidés est la seule famille d’octopodes à avoir adopté une mode de vie benthique, c’est-à-dire vivant sur les fonds marins.Cette famille comprend près de 200 espèces, réparties en 25 genres et 3 sous-familles. Les deux premières, octopodinés et élédoninés, se distinguent surtout par le nombre de leurs ventouses. Elles habitent dans les eaux côtières et presque toutes les mers du globe et mesurent entre 10 mm et 5 m. Le genre Octopus avec près de cent espèces, es le plus répandu. La dernière famille, celle des bathypolypodinés, a été crée pour rassembler les espèces vivant en grande profondeur. 

La pieuvre commune (octopus vulgaris) qui vit le long des côtes est l’espèce la plus étudiée. Son anatomie étonnante témoigne d’une remarquable évolution. 

La tête  

Abrite le système nerveux central. Il évoque, par son évolution, le cerveau des vertébrés. Elle porte de chaque côté des yeux dont la pupille est de forme rectangulaire.

L’œil 

L’œil est très évolué. Sa structure est semblable à celle des yeux des vertébrés et comprend notamment un cristallin. La pieuvre ne discerne pas les couleurs, mais accommode bien sa vue aux variations de distance et de luminosité. 

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La bouche  Le bulbe buccal est au centre de la couronne brachiale. Très puissant, il est doté de deux redoutables mandibules formant le « bec de perroquet » et d’une radula, langue râpeuse hérissée de dents propre à tous les céphalopodes. 

Le manteau

Est le corps de l’animal. Il comprend les principaux organes, la masse des viscères et la cavité palléale. 

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L’entonnoir

L’entonnoir Émerge de la fente palléale. Il permet d’expulser l’eau de mer aspirée dans la cavité palléale en direction des branchies. Cette circulation d’eau permet à la pieuvre de se réoxygéner et de se mouvoir par propulsion à réaction.  Couleur La pieuvre commune peut changer de couleur. Elle peut porter des couleurs sombres (noir à rouge-brun) ou claires (rouge à jaune-orange pâle), ou encore réfléchir les teintes vertes et bleues de sont environnement. Cette remarquable faculté chromatique est liées à trois types de cellules du derme ; les chromatophores, les iridophores (réfléchissent les couleurs verte et bleue) et les leucophores (absorbent la lumière et deviennent des taches blanches).

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Iridophore

Les changements de couleur mais également les altérations de textures sont contrôlés par le système nerveux. 

Les chromatophores 

Ce sont des milliers de cellules cutanées pigmentées qui peuvent se contracter ou se dilater par action musculaire. Elles se recouvrent des éléments réflecteurs, les iridophores et des corps blancs, les leucophores qu’elles cachent ou découvrent, permettant des changements de couleurs. Les pieuvres adultes en possèdent 4 à 5 couches superposées sur leur peau. Un poulpe mesurant 3mm à la naissance possède déjà 70 chromatophores et adulte il en a de 1 à 2 millions, soit 100 à 200 par mm².

chromatophore.jpg   Chromatophore

Les tentacules 

Sont au nombre de huit. Ils sont pourvus de deux rangées de ventouses. Chez le mâle, le troisième bras dorsal ou hectocatyle, s’est différencié pour la reproduction. L’extrémité de ce bras, modifié en organe copulateur, permet d’insérer dans la cavité palléale de la femelle des spermatophores acheminés par la gouttière. 

Les ventouses 

Les ventouses sont constituées d’une chambre adhésive entourée d’un anneau strié sont la périphérie assure une adhérence parfaite. Chaque bras porte 240 ventouses qui peuvent être articulées une à une. Des terminaisons nerveuses assurent un sens tactile.

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Ventouses de l’Octopus vulgaris 

La poche du noir 

Est constituée d’une glande qui secrète de la mélanine et d’un réservoir. La mélanine mélangée au mucus forme de l’encre et est utilisée par la pieuvre pour se défendre. 

Le système circulatoire 

Le système circulatoire est clos. Il utilise un cœur artériel et deux petits cœurs branchiaux qui pompent le sang vers les branchies, situées à même la paroi de la cavité palléale.  Le sang circule 3 à 5 fois moins vite que chez l’homme. Notons la présence des « armes » de jet : le noir (encre de camouflage) et le poison. 

Le système digestif 

Il est extrêmemnt performant. Les aliments sont amenés à la bouche par les tentacules où ils sont concassés et rabotés par le bec et la langue. La digestion s’opère grâce aux enzymes secrétées par la glande digestive. Le cycle dure environ douze heures à une température de 18-19° C. 

Appareils auditif et phonatoire 

La pieuvre ne dispose ni d’appareil auditif ni d’appareil phonatoire : elle est sourde et muette. En revanche, elle s’avantage de papilles gustatives jusque sous les ventouses de ses bras.  

Les caméléons des mers – la pieuvre commune 

La pieuvre commune à une robe d’aspect moucheté. Sa tête, ses bras et son manteau sont généralement de couleur brune ou « frisâtre » avec des reflets jaunes. La pieuvre peut garder le même aspect pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours mais, comme toutes les espèces de sa famille, elle n’a pas son pareil pour changer instantanément de couleurs et se camoufler sur les fonds marins. Sur un fond rocheux, elle devient rocher, au milieu des algues, elle se fait algue ou bien éponge sur les récifs de corail. Elle utilise ce formidable don de mimétisme pour lutter contre ses prédateurs. 

A voir !!! Camouflage d’une pieuvre :  

http://www.koreus.com/video/pieuvre-camouflage.html

Reine de la cachette 

La pieuvre commune passe la majeure partie de ses journées cachée dans des abris. La nature de ces abris dépend du fond marin sur lequel les populations ont élu domicile. La plupart des pieuvres adoptent des fonds rocheux et des récifs de corail : elles se glissent dans la moindre anfractuosité et finissent par en adopter une comme terrier. D’autres espèces s’établissent sur des fonds sableux, ou même des herbiers et se contente d’un abri de fortune ou creusent parfois à même le fond. L’Octopus vulagaris, quant à elle, se charge d’aménager son terrier avec soin. Elle en nettoie les parois en puisant de petits jets d’eau par son entonnoir et déplace les pierres encombrantes à l’aide de ses ventouses. Le terrier aménagé, la pieuvre s’y glisse et y reste cachée, parfois totalement invisible.  

Des acrobates colorées 

Lorsqu’une pieuvre est attaquée,elle dispose de trois moyens de défense : le jet d’encre, les postures aigües et la fuite à la nage. L’Octopus vulgaris est en effet dotée d’une poche dite « du noir » qui débouche dans l’intestin, près de l’anus. Cette poche du noir est commune à la plupart des espèces des céphalopodes mais n’a pas été retrouvée sur celles de grandes profondeurs. Une glande y secrète un pigment de couleur rouge sombre, la mélanine, stockée dans un réservoir. La pieuvre l’utilise mélangée au mucus pour envoyer des jets d’encre à la face de ses adversaires.  Ce sombre fantôme peut subsister près de dix minutes. Il accapare l’attention des prédateurs et la pieuvre a le temps de trouver un abri. Lorsqu’elle est attaquée, la pieuvre commence par envoyer un jet d’encre. Le nuage noir sert d’écran et protège sa fuite. Si le prédateur est vorace, la pieuvre renouvelle ses jets parfois mêlés d’une substance toxique. A travers le nuage dense et compact le prédateur ne peut plus voir sa proie et tous ses sens se trouvent anesthésiés. Les murènes, dont la vue est mauvaise, se repèrent essentiellement à l’odorat. Elles sont temporairement neutralisées le temps pour la pieuvre de s’enfuir.  La pieuvre utilise au plus vite la propulsion à réaction. Elle contracte ses muscles palléaux et expulse par l’entonnoir l’eau contenue dans la cavité palléale. Elle se trouve propulsée à une distance d’autant plus grande que ses muscles sont contractés et que la pression de l’eau est forte. Elle peut ainsi se propulser en une seule propulsion à 250 m et nager à une vitesse de 6 à 7 km/h. La pieuvre fuit à reculons les bras flottants de tout leur long et légèrement repliés pour éviter les morsures. L’entonnoir est utilisé comme un gouvernail et lui permet de changer rapidement de direction. Elle zigzague dans tous les sens pour semer son adversaire. 

La pieuvre peut aussi modifier son apparence visuelle.

Les jeunes ne savent guère que changer de couleurs en pâlissant pour se rendre le moins visible possible. Les adultes ont développé, avec l’expérience, toute une gamme de dessins qui combinent posture du corps avec le changement des couleurs ainsi que des changements de textures de peau. Ces dessins ne durent que quelques secondes. Les mutations s’opèrent quasi instantanément : l’effet visuel est si étonnant que le prédateur est dérouté. 

Des bras magiques 

La pieuvre est un mollusque et son corps est fait de muscles. Elle peut donc utiliser la souplesse musculaire de ses bras, de sa tête et de son manteau en cas d’attaque et se détendre en se camouflant au milieu des algues. Ses bras sont érigés au-dessus de sa tête et les ventouses, extrêmement souples, sont articulées une à une pour donner aux bras l’aspect ondulé des herbes. Lorsque la pieuvre décide de faire face à son adversaire, elle se redresse au contraire sur ses bras en développant au maximum la membrane inter-brachiale. Ses ventouses dont la force de traction est multipliée par une adhérence parfaite sont des armes redoutables. La pieuvre cherche donc à les exhiber en les mettant en évidence par des contrastes de couleurs. Pour se grandir la pieuvre dilate la pupille de ses yeux et les souligne d’une barre blanche. L’entonnoir envoie des jets d’encre pour faire reculer l’adversaire. L’ultime défense : la pieuvre se roule sur elle-même n’offrant pour prise que ses redoutables ventouses. 

Ces prouesses peuvent suffirent pour se débarrasser d’un prédateur. Certaines pieuvres sont moins chanceuses… Les jeunes se font souvent gober par les gros prédateurs. Lorsque qu’un congre a attrapé un bout de bras, la pieuvre adhère de toute la force de ses ventouses au corps du poisson. Celui-ci avale le mollusque peu à peu ou se contente du bout de bras qu’il a pu attraper. De telles blessures ne sont pas mortelles pour la pieuvre : ses bras ont le pouvoir de se régénérer. Sectionnés, ils cicatrisent et repoussent jusqu’à retrouver chromatophores, ventouses et une parfaite mobilité. 

Sur les fonds marins 

De l’obscurité des grands fonds à la chaleur des mers tropicales, les pieuvres se sont adaptées à des biotopes très diversifiés. Elles sont parvenues à coloniser l’ensemble des fonds marins. Les pieuvres vivent toutes en étroit contact avec le fond des mers, sable ou rochers, cachées dans des terriers. Les octopodinés et les élédoninés vivent dans les eaux côtières. Les bathypolypodinés vivent en grandes profondeurs abyssales… C’est dire leur facilité d’adaptation ! 

Des adaptations réussies 

Les zones côtières sont riches en nourriture et les prédateurs y abondent. En l’absence de lumière, les grands fonds offrent en revanche des conditions de vie difficiles. Le bathypolypodiné articus, pêché dans l’océan Arctique par 200 à 600 m de fond, s’est adapté à ces conditions extrêmes : sa taille est petite et il pèse moins de 200 gr. Comme tous les bathypolypodinés, sa croissance est lente Les femelles ne parviennent à maturité que tardivement et vivent parfois plus de 4 ans. 

Les espèces côtières sont plus nombreuses et surtout mieux connues. Certaines se sont développées dans des biotopes très spécifiques. L’octopus maya vit exclusivement dans les eaux tropicales de la baie de Campeche, au Mexique, dont le fond est recouvert d’herbiers et de rochers plats crevassés. Dans ces conditions privilégiées en chaleur et en nourriture, l’espèce se développe vite et atteint 4 kg en moins d’un an. 

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Octopus maya 

La géante du pacifique « l’Octopus dofleini » s’est par contre répandue dans les eaux froides et tempérées des côtes nord du Pacifique. Proliférant dans des eaux de 7 à 15° C. Cette espèce se retrouve même par -16° C. Ces conditions climatiques n’empêchent pas sa croissance puisqu’un individu adulte peut atteindre 50 kg. Sans jamais descendre à moins de 30 mètres de fond, l’Octopus dofleini s’établit indifféremment sur des rochers, du sable ou de la vase.  

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Octopus Dofleini 

Certaines espèces côtières ont même réussi l’exploit de se répandre dans presque toutes les mers du globe. C’est le cas de l’Octopus vulgaris – pieuvre commune –et de l’octopus macropus »reconnaissable à son corps tacheté de points blancs. Ces espèces se sont adaptées aux différents biotopes grâce à une grande souplesse physiologique. Leur reproduction, leur croissance et leur digestion ont évolué en fonction des différentes conditions climatiques. 

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Octopus macropus 

Par exemple l’Octopus vulgaris se reproduit tout au long de l’année dans les mers tropicales mais dans les mers tempérées, elle attend le printemps et le retour des bonnes conditions de température. Cette espèce semble cependant préférer un optimum climatique situé entre 16-17° C. Elle est abondante en méditerranée mais aussi sur les côtes de l’Ouest africain et dans les mers du Japon. 

La dissémination des espèces 

La répartition géographique des différentes espèces dépend de leur faculté de dissémination. Or celle-ci n’est importante que lorsque les espèces débutent leur vie par un stade dit planctonique : les nouveau-nés évoluent en pleine eau au gré des courants. A l’inverse l’Octopus maya pond des œufs de 17 mm de long attachés aux rochers dès la naissance : l’espèce ne s’est donc pas répandue au-delà de la baie de Campeche. L’octopus vulgaris dont les œufs mesurent 1 à 2 mm de long, ne possède guère que 3 ventouses microscopiques à sa naissance. Contraint d’adopter un mode de vie pélagique, les petits évoluent en pleine eau et parcourent parfois de très grandes distances au gré des courants… et des prédateurs. Les jeunes Octopus vulgaris Qui éclosent au début de l’été sur les côtes françaises se retrouvent trois mois plus tard attachés aux fonds marins des îles britanniques… et ont triplé de taille durant leur traversée de la Manche ! 

Une fois établie sur le fond marin, toutes les espèces de pieuvres sont généralement sédentaires. Une migration verticale  a cependant été observée dans les populations d’Octopus vulgaris en plusieurs endroits. Dans une même zone le peuplement se renouvelle au cours de l’année. Les adultes mâles gagnent les profondeurs à la fin de l’été alors que les femelles sont mortes d’épuisement après avoir couvé leurs œufs. Les jeunes individus se posent à la même période sur le fond marin. Ils passent tout l’hiver au bord du littoral où s’établissent parfois entre 80 et 100 m de profondeur pour regagner la côte au printemps suivant. Ces migrations verticales obéissent sans doute aux nécessités de la reproduction. 

Bons et mauvais voisins 

Dans certaines régions, les densités de pieuvres sont importantes. Les récifs de corail de la mer des Caraïbes abritent ainsi près de 1,5 pieuvres au m² ! Quatre espèces de pieuvres se partagent le terrain. Deux espèces locales, l’Octapus buryi et l’Octapus briaerus côtoient l’Octopus vulgaris et l’Octopus macropus. Les différentes pieuvres se partagent au mieux les ressources du biotope. L’Otopus vulgaris a « lu domicile au sommet de la barrière de corail ou sur son versant intérieur. Vivant dans des anfractuosités, elle se nourrit essentiellement de gastéropodes et de bivalves. L’Octopus macropus et l’Octapus buryi vivent sur le sable du lagon ou dans les herbiers proches du rivage. Elles se nourrissent de crustacés. Quant à l’Octopus briaerus, elle s’établit parfois sur le versant extérieur du récif ou elle mange crabes et poissons ! La cohabitation peut pousser au cannibalisme.  Certaines côtes japonaises offrent un nombre limité de terriers aux Octapus dofleini. Les individus défendent donc âprement leurs abris distants parfois de moins d’un mètre. Les intrus sont chassés avec force par des jets d’encre et jets d’eau. S’ils ne s’exécutent pas, ils sont aussitôt dévorés. 

Les côtes méditerranéennes 

La pieuvre est associée à l’histoire culturelle de la Méditerranée depuis la haute Antiquité. Des vestiges archéologiques sous-marins portant sa représentation – amphores, mosaïques et pièces de monnaie – lui confèrent dans l’imaginaire une place semblable à celle du dauphin. 

Il est vrai que le bassin méditerranéen est une zone de prédilection pour les pieuvres. L’Octopus vulgaris y côtoient l’Octopus macropus et deux espèces locales : l’Eledone cirrhosa et l’Eledone moschata de plus petite taille. La première vit surtout dans les régions ouest et s’établit le plus souvent entre 60 et 120 m de fond, se réfugiant parfois jusqu’à 300 m. La deuxième est quant à elle répandue dans toute la Méditerranée. Vivant entre 15 à 75 m, elle est abondante en Adriatique. Plus sociables que celles du genre Octopus, les Eledone sont parfois surprises recroquevillées côte à côte sur les fonds rocheux. 

Chasse de nuit 

Voici une vidéo montrant une pieuvre chassant un requin - A voir !!! 

http://www.dailymotion.com/swf/x1qg2_pieuvre-vs-requin_animals 

Casanière, la pieuvre ne quitte son terrier qu’à la tombée de la nuit pour chasser à l’aide d’un équipement impressionnant. 

La pieuvre commune est un animal solitaire qui ne quitte son terrier que pour en changer ou trouver de la nourriture. Ces expéditions peuvent être lointaines mais la pieuvre patrouille surtout une superficie de  m² autour de son terrier s’aventurant peu au-delà. Ses expéditions sont nocturnes. La pieuvre est un carnivore actif qui chasse à la tombée du jour lorsque la demi obscurité la protège des prédateurs. 

Des prises opportunistes 

L’Octopus vulgaris chasse tout ce qui est à sa portée et a une alimentation variée. Son régime préféré est à base de crustacés : crabes, crevettes, homards et langoustes. Si la chasse aux crabes n’est pas bonne, la pieuvre commune se rabat sur des poissons ou sur des mollusques. Elle choisit des mollusques bivalves – vénus, huitres, coquilles Saint-Jacques – de préférence aux gastéropodes, conques ou ormeaux par exemple. Il lui arrive aussi d’attaquer d’autres céphalopodes et de s’en prendre aux individus de son espèce. 

Pour chasser, la pieuvre utilise ses bras et ses ventouses. Les bras d’un Octopus vulgaris peuvent atteindre une envergure de 2,5 m. Ils sont armés chacun de  ventouses, soit en tout près de 2 000 ! Les ventouses sont capables de déployer une belle force d’attraction ou, au contraire, d’être maniées avec beaucoup de délicatesse. Des terminaisons nerveuses ont permis le développement d’un sens tactile. 

La technique de chasse est toujours la même. La pieuvre évolue tranquillement sur le fond marin, l’œil aux aguets. Lorsqu’elle a repéré une proie en mouvement, elle change immédiatement de couleur pour se rendre invisible. Sa robe mouchetée se recouvre de larges taches claires et sombres. Une fois le crabe ou le poisson à sa portée, la pieuvre se propulse rapidement en rejetant de l’eau par son entonnoir et fonce sur sa proie. Celle-ci est immédiatement emprisonnée dans cette couronne volumineuse de huit bras et est immobilisée par les ventouses. La force des ventouses a déjà été mesurée en laboratoire : une pieuvre commune pesant entre 1,3 et 2,5 kg peut tracter un poids de 18 kg. 

La plupart des espèces de crabes ne réagissent pas, seul le homard se défend vigoureusement en agitant ses pinces. Lorsque la pieuvre aperçoit un mollusque, une conque par exemple, elle se contente d’étendre un bras en direction de l’animal. Pour vérifier que la coquille est pleine, elle en introduit délicatement l’extrémité par une ouverture aussi fine que du papier à cigarette. Elle décèle alors au toucher la présence éventuelle d’une chair comestible. 

Elle pêche parfois à la ligne : tapie dans l’ombre, elle agite l’extrémité d’un tentacule pour attirer les crabes. 

Réserves accumulées 

La pieuvre commune préfère rapporter ses proies vivantes chez elle et les consommer à l’abri. La membrane inter brachiale, qui relie la base du bras, sert alors de panier à provisions. La pieuvre y piège les crabes en les immobilisant à l’aide de ses ventouses.  Cette membrane est dotée de glandes salivaires qui secrètent un poison. Le cephalotoxin et des enzymes chargées de prédigérer les aliments. La pieuvre tue ainsi ses proies en les empoisonnant puis les porte à sa bouche pour les décortiquer. 

Les animaux chassés sont en effet souvent protégés par des coquilles ou carapaces. La pieuvre est équipée en conséquence. Le bulbe buccal de l’Octopus vulgaris est constitué de deux énormes mandibules actionnées par une puissance musculaire : le bec perroquet. Avec ce bec, la pieuvre dépèce les carapaces de crabe. Lorsqu’elle mange un bivalve ou un gastéropode, elle utilise par contre une petite langue très rugueuse, typique des mollusques, la radula, ainsi que sa papille salivaire. Elle fait alors des trous dans la coquille protectrice, la râpant sans relâche pour y injecter son poison. La pieuvre avale la chair et rejette les débris hors de son terrier. Ils s’amoncellent à la sortie signalant l’octopode à un regard averti. 

Le système digestif de la pieuvre est très performant. Les aliments transitent par le jabot, puis l’estomac, le caecum et enfin l’intestin. Le passage des aliments du jabot à l’estomac se fait par mouvements successifs. Alors que les aliments y sont broyés et liquéfiés, la pieuvre peut déjà se réalimenter. Pendant ce temps, le cycle continue. Les aliments sont digérés à l’aide d’enzymes secrétées par la glande digestive, puis absorbés dans le caecum. À une température de 18-19° C, ce cycle est terminé en près de 12 heures. Un juvénile peut ainsi passer, pendant l’été, d’un poids de 250 gr à celui d’un kilo : il assimile, par jour, une moyenne de 7,5 gr. En 18 mois, passant de 3mm à plus d’un mètre, un individu aura avalé trois fois son poids ! 

Les réserves de protéines accumulées dans le manteau sont utiles notamment aux femelles lors de l’incubation des œufs. Restant en permanence dans leur terrier, elles ne chassent plus et se contentent d’attraper les quelques proies passant à portée. La diminution du volume des la nourriture ingérée est impressionnante : 70 % en volume. Cet effort est souvent trop exigeant et la plupart des femelles meurent de dénutrition au début de l’été. Les mâles traversent, eux aussi, des périodes de jeûne. Dans les régions tempérées, en hiver, les pieuvres peuvent perdre ainsi 40 % de leur poids, mais sans que leurs jours soient en danger. 

La pieuvre se méfie de deux petits ennemis : le conus et l’asteroidea. Le premier est une espèce de cône carnivore qui injecte un venin mortel à ses proies par sa radula transformée en seringue. La seconde est une étoile des mers aux piquants tout aussi nocifs. 

Le cycle de la vie 

Les pieuvres ont une vie assez brève. Aussi, afin d’assurer la reproduction, l’accouplement est prolongé et les femelles se dévouent à leurs œufs, jusqu’à la mort 

Le cycle de vie de la pieuvre dépend du biotope. Dans les mers tropicales, la température de l’eau permet une reproduction continue, tandis que dans les mers tempérées, les femelles pondent uniquement au printemps. L’espérance de vie varie en conséquence. Elle est moyenne de 12 à 14 mois pour les femelles et de 24 mois pour les mâles. Ces derniers sont sexuellement mûrs bien avant leurs partenaires. Un mâle de 200 gr recherche déjà l’accouplement. Une femelle de même taille accepte de s’accoupler mais ne sera en mesure de pondre qu’à un poids de 500 gr. 

Un accouplement prolongé 

L’Octopus vulgaris est un animal solitaire qui ne tolère la proximité d’un congénère que pour la reproduction. Mâles et femelle se reconnaissent à des indices visuels. Le mâle se différencie en effet par un bras spécialisé, l’hectocotyle, et une paire de ventouses disproportionnées sur deux de ses bras. D’ailleurs en guise de parade nuptiale, le mâle s’identifie aux yeux de la femelle en exhibant ses ventouses. Si celle-ci est consentante, elle ne le rejette pas et le mâle étend alors vers elle son bras hectocotyle. Il pénètre le manteau par la fente palléale en restant généralement à distance de la femelle et est le partenaire actif. Son bras hectocotyle, qui a pénétré dans la cavité palléale, reconnaît l’orifice de l’oviducte à des réactions tactiles et chimiques. 

Lorsque les spermatophores (sortes de petits tubes contenant des millions de spermatozoïdes) sont déposés, ils éclatent et libèrent les spermatozoïdes qui féconderont les œufs à la sortie de l’oviducte. La fécondation n’est pas immédiate : elle a lieu au moment de la ponte et les spermatozoïdes sont parfois conservés plusieurs mois. 

L’accouplement peut durer quelques heures. L’acte est répété avec des pauses intermédiaires de quelques minutes. 

La femelle de l’Octopus vulgaris ne reproduit qu’une seule fois dans sa vie, aussi est-elle entièrement dévouée à ses œufs. Avant de pondre, elle éloigne le mâle et nettoie son terrier. Les œufs sont pondus sous forme de longs cordons de 10 cm que la femelle accroche minutieusement au plafond. Ces cordons contiennent chacun 2 000 à 3 000 œufs, de 1 à 3 mm de long. La ponte dure de 15 à 30 jours et la femelle libère ainsi près de 500 000 œufs. 

L’incubation proprement dite dure entre quatre et six semaines. Les embryons se développent rapidement. La femelle ne quitte pas le terrier, vivant sur les réserves de protéines de son manteau. Les prédateurs sont éloignés par jets d’encre et les œufs sont régulièrement nettoyés et oxygénés. 

Ces soins portent leurs fruits. La mortalité embryonnaire est en effet estimée à moins de 10 %. Ce sont donc plus de 400 000 petites pieuvres qui voient le jour. La femelle paie cependant de sa vie cet effort. Elle meurt généralement de malnutrition et d’épuisement dès le début de l’été. Les très jeunes pieuvres sont donc orphelines. Dès leur naissance, alors qu’elles ne mesurent que 3 à 4 mm de manteau, elles sont déjà dotées de toutes les caractéristiques des adultes. Le jeune poulpe a trois ventouses sur chaque bras et 70 chromatophores. Il est pourvu de tous les organes nécessaires à la locomotion active, à la prédation, au camouflage et à la fuite.  

Ses réflexes innés sont impressionnants. Le minuscule poulpe chasse en se nourrissant de larves de crevettes. Utilisant ses chromatophores, il pâlit en présence de danger pour se rendre invisible et jette de l’encre à la face de ses prédateurs. La durée du stade planctonique dépend là encore du biotope. Dans les mers tempérées, il est estimé à trois mois alors que dans la température des mers tropicales assure une nourriture abondante et une croissance plus rapide. Cependant, la mortalité dans les premiers mois de la vie reste très importante : 90 % des « planctons » se font dévorer et seules 10 000 petites pieuvres de 1 cm de long parviennent à s’établir sur le fond. 

Une pieuvre qui dévore un crabe : 

http://www.wat.tv/video/pieuvre-devore-crabe-x7f5_x8u9_.html 

Une pieuvre de 250 gr passe par un trou de 2,5 cm 

http://video.kamaz.fr/une-pieuvre-passe-par-un-trou-de-2-5-cm-v6537.html 

Superbe pieuvre géante ! 

http://www.abrutis.com/video-pieuvre geante-23865.html 

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Source : Le règne animal, Encyclopédie

Les chevaux de trait - quelques races novembre 30 2009

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Les chevaux de trait  - quelques races…

par L’îlot des animaux

 

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 “Kwesteur” (Questeur du Moulin) Comtois

Les chevaux de trait sont très admirés lors de grandes fêtes d’attelages qui ont lieu chaque année. Le programmes des festivités montre les diverses utilisations que l’on peut faire du cheval de trait : attelage, débardage, travaux agricoles, l’entretien des espaces verts, polo, horse-ball, saut d’obstacles. Un cheval sur quatre né en France est un cheval de trait. Un cheval de trait, parfois encore nommé cheval lourd, est à l’origine un cheval sélectionné pour ses aptitudes à la traction de véhicules et de matériaux de toutes sortes, appartenant à une race puissante et de grande taille. La majorité des races de chevaux de trait n’existaient pas avant le XIXè siècle. Ces chevaux effectuaient aussi le halage et le déplacement de nombreux véhicules hippomobiles pour le transport de personnes ou de matériaux. Elles sont principalement présentes en Europe de l’ouest, aux États-Unis, en Australie et au Japon. Avec la disparition de la traction hippomobile au profit de la motorisation, le terme de cheval de trait disparut en France au profit de celui de cheval lourd, et l’élevage de ces animaux fut réorienté vers la production de viande (85 %).

Age d’or du cheval de trait

Les chevaux de trait modernes sont plus vraisemblablement les descendants des chevaux de travail au tempérament flegmatique, qui étaient utilisés pour différents petits travaux de ferme, et plus tard pour la traction de wagons d’artillerie militaires, une sélection des éleveurs ayant abouti au cheval de trait moderne au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Durant le XVIIe, la mise en place du réseau routier en France permit aux véhicules hippomobiles de circuler plus facilement, et développa donc l’élevage de chevaux destinés à la traction. A la même époque, Colbert créa  les haras nationaux pour développer et organiser l’élevage des chevaux, entre autres celui des chevaux de trait. Les races commencèrent alors à se spécialiser grâce aux sociétés des écuyers. L’emploi de chevaux de trait s’est développé durant la révolution industrielle pour le transport et notamment le halage en transport fluvial avec le développement de réseaux de canaux au XIIIe et XIXe siècle (voir L’utilisation des canaux lors de la révolution industrielle). Il a accompagné largement la mécanisation de l’agriculture. Au XIXe, on recensait 80 000 chevaux de traction dans les rues de Paris, tirant les omnibus et les tramways. De nombreux accidents conduisirent à la création de la S.P.A.. A la même époque, la demande en chevaux pesant plus de 800 kg s’accrut rapidement : il fallait des animaux de haute taille, au dos musclé, puissants et avec une bonne capacité de propulsion, le cheval de trait devint donc une source de « puissance » pour l’agriculture, le transport de fret et le transport des passagers, en particulier avant la mise en place des chemins de fer. Dans l’agriculture, leur grande force et leur docilité firent merveille, le cheval a en effet l’avantage d’être plus vif et plus maniable que le bœuf devant une charrue. À la fin du XIXe et début du XXe siècle, des milliers de chevaux de trait furent importés d’Europe de l’Ouest vers les États-Unis, notamment des percherons de France, des traits belges ; des Shires d’Angleterre, et des clydesdales d’Écosse. De nombreux registres de races furent fondés à la fin du XIXe. Le Percheron, avec 40 000 poulinières enregistrées en 1915, devint le cheval de trait le plus présent aux États-Unis au début du XXe siècle. Une race de trait fut développée exclusivement aux États-Unis, l’American cream draft, dont le stud-book fut établi dans les années 1930.Au début du XXe siècle, des chevaux de trait étaient utilisés pour de très nombreux travaux, et plus d’un demi-million d’entre eux servirent pendant la Première Guerre mondiale à soutenir l’effort militaire.

 

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Travail de halage                                     Débardage

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   Loisir

Performances

La puissance de traction au trot sur la route peut être estimée à deux fois le poids du cheval. Un postier de 600 kg pouvait tirer une charge de 5 tonnes à la vitesse de 10 km/h.

Le trait lourd belge, originaire du Brabant et de souche très ancienne puisqu’il est issu du cheval de Flandres s’impose comme l’un des plus forts parmi les chevaux de trait lourds.

Quelles sont leurs origines ?

A l’origine des chevaux de trait, dont l’effectif ne dépasse 200 000 en France, on trouve trois sous-espèces : le cheval de Solutré, au profil concave (tels l’Ardennais et le Breton), le cheval primitif, au profil rectiligne (à l’image du Boulonnais et du Percheron) et le cheval convexiligne.

On distinguait deux groupes au début du siècle. L’un rassemblait les chevaux de petit format qui n’excédaient pas 600 kg et se contentaient de tirer les voitures – on les appelait les Postiers ; l’autre comprenait des chevaux plus grands et plus lourds, capables de tracter les machines agricoles.

Quelles sont les races

Un certain nombre de races suscitent l’intérêt des passionnés et font l’objet d’études dans le cadre de la conservation du patrimoine et des races domestiques.

L’Ardennais

A  la musculature puissante, ne dépasse pas 1,55 cm au garrot. Il pèse de 500 à 600 kg. Ses membres sont courts et sa robe est de couleur alezan, aubère (dont la robe est mélangée de poils blancs et de poils rouges) ou rouane. Présente également en Belgique sous les noms de Trait du Nord et d’Ardennes du Nord, en Suède, où on l’appelle Ardennais suédois, cette race, qui, jadis était très appréciée des Romains.

Région : Quart Nord-est de la France, Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace, mais aussi en Belgique, au Luxembourg et en Suède.

Caractéristiques

Taille : 1,60 à 1,65 m

Poids : 700 à 1 000 kg

Robe : Bai et rouan communs, alezan, gris fer, aubère et isabelle admis, bai brun très foncé

Pieds : Larges aux fanons abondants

Caractère : Il a un caractère doux et il se dresse très bien

Il a été utilisé pour régénérer ou améliorer les Boulonnais, Percherons et Bretons. En France en 2009, il est la quatrième race de cheval de trait la plus représentée en matière d’effectifs.

Il est particulièrement apprécié pour le débardage en forêt. Sa puissance lui permet de tracter des troncs d’arbres de forts volumes. Sa taille lui permet de circuler aisément en dessous du feuillage. Mais aussi pour attelage, entretien des espaces verts et production de viande.

 

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        Jardin-photo de Catssy

L’Auxois

Très proche de l’Ardennais par sa morphologie et élevé en Bourgogne. Il est menacé de disparition. On ne compte pas plus de 82 juments.

Région : L’Auxois - France

Son berceau d’élevage se situe dans la région de l’Auxois, comprenant toute la partie sud-ouest de la Côte d’or et une partie des départements de l’Yonne et de la Saône et Loire.

Caractéristiques

Morphologie : Cheval de trait

Taille : 1,55m à 1,65m

Robe : Généralement baie

Pieds : Fanons abondants

Caractère : Calme et doux

Le cheval de Trait Auxois provient du cheval Bourguignon de l’époque du Moyen-Âge. Durant le XIXe siècle, ce cheval de trait reçut du sang du Percheron et Boulonnais. Ensuite, des croisements furent effectués entre l’Auxois et des chevaux Ardennais au début du XXe siècle. Ceci explique sa parenté avec la race Trait du Nord. Actuellement, le croisement de la jument Trait Auxois est seulement permis avec l’étalon Ardennais de grande taille et l’étalon Trait du Nord.

Sa puissance est valorisée en attelage de loisir et de compétition. Son caractère agréable fait de lui un compagnon idéal en tourisme équestre.

 

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Le Breton

Région : Bretagne France

Caractéristiques

Morphologie : Trapu, tête courte et carrée, avec un chanfrein rectiligne et un front large. Les oreilles sont petites et très mobiles. L’encolure est courte et très musclée, l’épaule et l’arrière-main puissantes. Le corps est compact, avec un dos court, un poitrail très éclaté et une croupe arrondie et musclée.

Poids : de 800 à 950 kg

Taille : de 1,50 à 1,60 m

Robe : Généralement alezane

Tête : camuse

Pieds : Fanons réduits

Caractère : Calme et doux

Origines

Le breton a des origines mélangées. Probable descendant du cheval des steppes (la monture des Celtes), il a beaucoup évolué. Des apports de sang ont amélioré son modèle et ses aptitudes. À l’époque des Croisades, on apporta du sang oriental, dont l’influence est encore perceptible dans son chanfrein, parfois légèrement camus. Plus tard, d’autres croisements furent réalisés, avec des races lourdes (ardennais, boulonnais et percheron), mais surtout, au XIXe siècle, avec des carrossiers comme le Norfolk trotteur britannique (de là est né le Postier breton).  Il est d’une aide précieuse pour les travaux agricoles, que ce soit pour le débardage forestier, les cultures maraîchères, le travail minutieux entre les pieds de vigne ou la récolte du goémon sur les plages bretonnes. L’essor de l’équitation de loisir, et de l’attelage en particulier, lui a permis de trouver également de nouveaux débouchés, tant chez les simples amateurs que dans les écuries de compétition.

Robuste, rustique et travailleur, ni exigeant, ni lunatique, le breton fait donc son petit bonhomme de chemin sans sourciller. Malgré sa discrétion, il sait séduire par ses nombreuses qualités tous ceux qui recherchent un compagnon de travail appliqué ou un copain pour toute la famille. Il est d’ailleurs apprécié hors de nos frontières, et on trouve des sujets dans de nombreux pays, notamment là où il fait chaud, car il résiste à tous les climats : Espagne, Afrique du Nord, Amérique du Sud et même Japon. Son caractère très attachant et ses aptitudes variées en font, en effet, un cheval qui mérite d’être connu et force l’admiration. Il est aujourd’hui le fruit d’une sélection très rigoureuse, et son modèle continue à évoluer en fonction des besoins : heureusement pour lui, il peut à nouveau s’alléger un peu pour sortir du créneau « boucherie », qui a, paradoxalement, assuré sa sauvegarde ainsi que celle d’autres races de trait.

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Vaulot - Cheval de trait breton. Reconstitution de la foire de Landivisiau (France)

 

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Postiers bretons

 

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Le Boulonnais

Région : du Boulonnais - France

Caractéristiques

Morphologie : Trapu, tête courte et carrée, avec un chanfrein rectiligne et un front large. Les oreilles sont petites et très mobiles. L’encolure est courte et très musclée, l’épaule et l’arrière-main puissantes. Le corps est compact, avec un dos court, un poitrail très éclaté et une croupe arrondie et musclée. 

Poids : de 550 à 1 000 kg

Taille : de 1,55m à 1,75m

Robe : Les robes grises sous toutes ses nuances jusqu’au noir font partie des caractéristiques de la race ; la robe est soyeuse.

Tête : Distinguée, carrée mais élégante, rappelant celle du pur sang arabe; une attache tête-encolure épaisse est sanctionnée ainsi qu’un chanfrein busqué ; le chanfrein est droit, les oreilles doivent être fines et mobiles, pointées vers l’avant ; les ganaches sont fortes et arrondies, le front large et plat, l’œil vif et les naseaux bien ouverts.

Encolure : Longue et bien orientée, légèrement rouée ; une encolure très rouée et épaisse (caractère mâle) sera pénalisée chez une jument ; la crinière est généralement double, touffue et pas très longue.

Épaule : parfaitement sortie et musclée, longue et oblique.

Pieds : Larges

Caractère : Calme et doux

Origines

Le boulonnais est une race de cheval de trait à sang froid originaire des régions du Pas-de-Calais et de Picardie. À l’origine, ce cheval de trait rapide convoyait des chargements de poisson entre Boulogne-sur-Mer et Paris, il servait également à l’agriculture dans sa région natale. Il est parfois surnommé le pur-sang des chevaux de trait ou le colosse en marbre blanc. Les origines de la race boulonnaise sont anciennes, méconnues et marquées par une grande influence orientale.

Selon la tradition populaire, la naissance de la race serait due au passage de la cavalerie de César près de Boulogne en 54 avant Jésus-Christ. Deux mille chevaux numides originaires de l’Afrique du Nord et appartenant à l’armée romaine seraient passés dans la région et des juments lourdes indigènes se seraient faites saillir par les étalons numides.

Une chose est sûre : les croisades ont permis des échanges de gènes, ainsi que la cavalerie de l’armée d’occupation espagnole, montée sur des chevaux arabes, barbes et espagnols. Le boulonnais devint un cheval de trait populaire en France et même en Europe. La race fut mentionnée dans les chroniques du XVIIe siècle, à l’époque de la création de la foire aux poulains de Desvres, mais elle prit son nom au XVIIe siècle. Le cœur de l’élevage se situait dans le bas-Boulonnais, berceau de la race, en particulier à Marquise) où le sous-sol argileux et riche en phosphates aurait permis le développement de forts squelettes et d’animaux de grande taille. Le haut-Boulonnais est fait de plateaux crayeux perméables aux hivers rudes et des modèles plus légers, les mareyeurs, en sont issus. Le Calaisis produisait des chevaux d’une plus grande ampleur et la région de Rue, au sud du Boulonnais, donnait des chevaux forts.
Les étalons Fréthun (né en 1949), Trésor (né en 1963), Astérix (né en 1966) et Prince (né en 1981), ont fortement marqué la race en entraînant aussi une certaine consanguinité. Le boulonnais est nommé « pur-sang des chevaux de trait » grâce à son allure, due aux 75% de sang arabe qui coulent dans ses veines. En 2008, les faibles effectifs en font une race en conservation génétique dépourvue de zone d’élevage à l’étranger, hormis la Belgique, la Hollande et, depuis peu, le Danemark.

 

Utilisation

 

En 2007, 95% des juments servent à la reproduction ou aux loisirs et 95% des mâles vont à la boucherie. Souvent élevé pour la viande (c’est le sort habituel des poulains mâles), le Boulonnais est très apprécié pour l’attelage en raison de ses allures, de ses caractéristiques et de sa robe. Depuis 1990, une sélection rigoureuse a permis de lui donner un nouvel essor vers l’attelage, le sport, le loisir et l’activité agricole. Il peut être monté, mais par un bon cavalier car il est parfois difficile à maîtriser. Il n’est pas adapté au tourisme équestre, à l’initiation, ni à l’obstacle. C’est un excellent cheval de traction grâce à son poitrail large. Il peut travailler en attelage, aux longues rênes, monté mais rarement pour le débardage en forêt car un peu trop vif.

La route du poisson

Depuis 1991, une course d’endurance de 24 heures est organisée tous les trois ans, début septembre, de Boulogne-sur-Mer à Paris : la « route du poisson ». La dernière a eu lieu en septembre 2009.  La race boulonnaise a remporté cette route en 1991, 2001, 2003 et 2005.

Zone d’élevage

On trouve des éleveurs de boulonnais dans les départements du Nord-Ouest, principalement Pas-de-Calais, Nord, Somme, Seine-Maritime et Oise. Les zones naturelles d’élevage du boulonnais sont le Pas-de-Calais, la Picardie et la Haute-Normandie. Quelques-uns l’élèvent en dehors de sa zone. Divers concours locaux et régionaux sont organisés pour en assurer la gestion professionnelle et la promotion. Voir ce cheval à l’étranger n’est pas facile car quand il passe la frontière de l’Europe, il est pris, parfois, pour un percheron. Certains demeurent en Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Suisse et au Luxembourg. Depuis 2006, une quinzaine de chevaux boulonnais (dont trois étalons : Pequo, Salto et Nicias) ont été exportés vers le Danemark dans le but de créer un berceau d’élevage allogène dans ce pays.

L’avenir de la race

Comme tous les autres chevaux de trait français, le boulonnais n’a quasiment plus sa place à notre époque du fait de la mécanisation. Malgré ses effectifs, la race s’est dégradée constamment en raison de la consanguinité. La boucherie lui a permis de survivre et le Syndicat hippique du Boulonnais, appuyé par le Haras national de Compiègne et l’espace naturel régional, s’occupe de son essor, bien qu’il reste actuellement l’un des plus menacés des chevaux de trait.

L’araboulonnais

C’est une race récente, issue du croisement entre un étalon pur-sang arabe et une jument de race boulonnaise. Il a été « créé » dans le but d’obtenir un cheval d’attelage vif et racé et de relancer la race boulonnaise. Si cet araboulonnais est une jument et qu’elle est saillie par un étalon boulonnais son produit reste araboulonnais. Si cet araboulonnais de deuxième génération est une femelle et qu’elle est saillie par un étalon boulonnais, ce produit de troisième génération pourra être éventuellement, après avis de la commission du Stud-book, intégrée au stub book de la race boulonnaise, apportant ainsi un sang nouveau
                          

Boulonnais 

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Le comtois

Originaire de Franche-Comté, est un cheval racé qui révèle son ascendance arabe. Doux et docile, bien adapté au travail en montagne, il est le seul cheval de trait à bénéficier d’une légère expansion. C’est le cheval de trait léger par excellence.

Caractéristiques

Poids : de 650 à 900 kg environ

Taille : de 1,50 à 1,65 m

Tête expressive et carrée avec l’œil vif et de petites oreilles bien plantées et très mobiles.

Avant-main puissante : Encolure droite et musclée. Épaule longue, inclinée et large. Garrot bien sorti. Poitrail large. Poitrine profonde.

Corps compact : Côtes arrondies, sans excès. Dos droit et reins courts et bien attachés. Croupe large avec une cuisse bien descendue.

Membres : Bien trempés, avec des articulations fortes, tendons et jarrets nets, fanons abondants.

Robe caractéristique : le plus souvent alezan foncé ou cuivré, crins lavés (soit couleur acajou avec des crins blonds en termes non techniques). La robe baie est rare mais acceptée. Les balzanes et listes en tête sont à éviter, par contre un frison clair couvrant les tendons est apprécié.

Origine et histoire

Le cheval de trait Comtois est l’un des symboles de la Franche-Comté. Importé par les Burgondes au VIe siècle, ses caractéristiques lui permettent de figurer sur tous les champs de batailles de Louis XIV à Napoléon. Comme toutes les races de trait, elle a connu un grand déclin.

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Le Cob

Région : Basse-Normandie, France

Caractéristiques

Morphologie : Cheval de trait

Taille : 1,58m à 1,71 m

Poids : 550 à 900 kg

Robe : Bai, noir pangaré ou alezan

Caractère : énergique et volontaire

Utilisation : monté ou attelé

Le Cob normand est une race de cheval de trait léger originaire de Normandie.  Il est issu du carrossier normand qui a été amélioré par le pur-sang anglais et le trotteur Norfolk.
La race est gérée par le Syndicat national des éleveurs et utilisateurs de chevaux cob normand qui tient le studbook et qui cherche à fixer les caractéristiques originelles de la race.
Principalement répandu dans la région de Saint-Lô, son effectif a été relativement stable ces dernières années. La qualité de ses allures, son courage et sa franchise en font un excellent cheval d’attelage. Mais il est aussi très agréable sous la selle.

Élevage

L’élevage de cob normand est principalement présent dans les départements de la Manche, du Calvados et de l’Orne, qui sont les départements berceaux de la race. La région de Saint-Lô représente ainsi 35 % des naissances de la race. Mais il se développe aussi autour du Haras de la Vendée, qui représente 25 % des naissances, et du Haras du Pin. On trouve également des chevaux Cob Normand dans le Massif central. En 2004, on comptait 601 éleveurs pour l’ensemble du territoire.

L’élevage est soumis à des règles précises. L’inscription au stud-book est automatique si le cheval a sept ascendants sur huit de sang cobs normande. L’orientation générale de l’élevage est de produire des chevaux avec de vraies qualités d’allures et d’aplombs recherchées pour l’attelage, et ceci, tout en demeurant l’une des neuf races de trait françaises. Les présentations d’agrément et d’achat des étalons se fait dans ce sens puisqu’à la présentation en main, s’ajoute désormais systématiquement une présentation attelée sur une reprise de dressage. Depuis 1996, le circuit SHF est effectué par de jeunes étalons de race cob normand, et ce, jusqu’aux finales nationales.

Ces dernières années, l’effectif de cobs normands a été relativement stable. On compte 485 immatriculations enregistrées en 2004, contre 613 en 2003. 843 juments cob normand ont été saillies en 2001 et 914 juments saillies pour produire du cob normand. En 2005, 65 étalons étaient en activité sur le territoire.

Mais le cob normand commence aussi à s’exporter, en particulier vers la Belgique, car s’il y plait en race pure, il est aussi utilisé en croisement pour produire de l’Ardennais belge, afin de transmettre les qualités d’allures naturelles du cob normand.

Utilisation

Le cob normand était autrefois utilisé selon les besoins de la maisonnée. Il passait ainsi des travaux agricoles à l’attelage en fonction des saisons et de la semaine.

Cheval d’attelage rapide, il fut aussi utilisé dans l’artillerie et pour les liaisons postales.

Il est aujourd’hui très recherché pour l’attelage de loisirs ou de compétition. La qualité de ses allures, son courage, sa franchise mais aussi son calme et sa maîtrise technique en font un excellent compétiteur.Il est également très agréable sous la selle.

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Le Shire

Le Shire est une race de cheval de trait britannique originaire du nord de l’Angleterre. Il est aussi surnommé gentil géant grâce à sa docilité et à sa grande taille. Le Shire détient le record du plus grand cheval au monde. Il est facilement reconnaissable avec ses fanons très abondants et ses grandes marques blanches.

Région : Angleterre

Caractéristiques

Morphologie : Cheval de trait lourd

Taille : 1,75m en moyenne, jusqu’à 2 m

Poids : 900 à 1100 kg

Robe : Généralement noir, baie ou gris, avec de grandes marques blanches.

Tête : Profil convexe

Pieds : Grands, sabots larges, fanons dès abondants.

Caractère : Patient, docile et courageux

Utilisation

Aujourd’hui les Shires sont recherchés comme chevaux d’attelage et d’apparat, ainsi que pour les travaux de ferme ou le débardage.

Shires célèbres

Sampson, un étalon né en 1846 à Toddington Mills, fut le plus grand cheval du monde jamais répertorié. Le livre Guiness des records l’a enregistré avec une taille de 2,19 m au garrot. Son propriétaire, Mr Thomas Cleaver, l’a plus tard rebaptisé « Mammouth ». Son poids fut évalué à 1 520 kg.

Tina, était le plus grand cheval vivant au monde jusqu’à sa mort, le 2 avril 2008. Il s’agissait d’une jument de race Shire, homologuée par le livre Guiness des records avec une hauteur de 2,03 m au garrot.

Noddy, un étalon né en Australie, serait actuellement le plus grand cheval du monde avec 2,05 m au garrot. Âgé de 5 ans, il grandira encore. Il pèse 1,3 tonne. Sa robe est de couleur grise, légèrement pommelée. Sa propriétaire, Jane Greenman, dit qu’elle ne pensait pas qu’il atteindrait cette taille lorsqu’elle l’a acheté à 6 mois.

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Le Percheron

Le percheron est la race de cheval de trait la plus répandue et la plus connue au monde, il s’agit d’un cheval grand et puissant à sang froid, réputé docile et facile à manœuvrer. En France, il porte une robe généralement grise. Issu selon la légende de chevaux arabes récupérés au VIIIe siècle qui furent croisés avec des animaux de la région du Perche située au sud de la Normandie, il a été sélectionné par ses éleveurs sur sa capacité à tracter de lourdes charges au pas. Durant l’âge d’or du cheval de trait, il servait de cheval carrossier pour l’attelage et le trait rapide, et de cheval agricole pour le labour. Il fut exporté dans le monde entier et en particulier aux États Unis où la plupart des percherons portent une robe noire, et au Japon où il participe aux courses. Comme tous les chevaux de trait, son élevage déclina avec la motorisation des transports et de l’agriculture, face à la concurrence du tracteur, la production de viande devint son principal débouché en France. Aujourd’hui, il a retrouvé une certaine place en attelage de loisir et pour les activités de débardage. Les éleveurs français tentent d’alléger son modèle pour le rendre plus sportif en important des étalons américains pour le croisement.

Région : Perche, Normandie - France

Caractéristiques

Tête : fine ; front large et carré

Oreilles : fines et longues

Encolure : longue et rouée

Dos : droit et court

Croupe : longue, droite et légèrement fendue

Queue : haute, dans le prolongement des reins

Membres : clairs et nets, bien d’aplomb

Paturons : clairs et forts

Couleur : gris ou noir

Poids moyen : de 900 à 1 200  kg

Taille moyenne : de 1,65 m à 1,85 m

Allures : souples et légères

Caractère : docile

Utilisation : attelage, loisir : Disneyland Paris possède depuis quelques années la plus grande écurie française de percherons au travail.

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Sauvons-les de la boucherie

Signez la pétition

http://www.jenemangepasdecheval.com/index2.php

http://www.feracheval.com/petition-hippophagie.php

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Sources : Alain Bougrain Dubourg présente (Éd. Atlas) - Wikipédia encyclo. -  www.trait-comtois.fr

Les cochons d’Inde novembre 30 2009

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Le cochon d’Inde

 

Un peu d’histoire…

Son origine

Cela fait environ 10 000 ans que l’homme et le cochon d’Inde sont des amis. Et maintenant encore, c petit animal amical et doux au toucher reste un des favoris des propriétaires d’animaux domestiques.

L’animal domestique des Incas

L’AmériqueCentrale et l’Amérique du Sud sont le lieu d’origine du cochon d’Inde. Leurs ancêtres, les cochons d’Inde sauvages, sont répandus dans tout le continent. Il est facile de prouver que ces animaux de la grande famille des rongeurs se sont établis sur notre terre il y a 35 à 40 millions d’années. Mais ce n’est qu’entre 9000 et 3000 A.C. que le cochon d’inde sauvage est devenu cochon d’Inde domestique. Bien que le grand mara semble tout à fait différent, il fait pourtant partie de la même famille que le cochon d’inde domestique.

A l’origine, c’est sans doute par les restes des repas que les cochons d’Inde sauvages furent attirés vers l’homme nau Pérou, il y a plus de 10 000 ans – donc avant l’époque des Incas - . Il est probable qu’ils ont d’abord été tolérés parce qu’ils ne causaient aucun dommage. Peu à peu l’homme en vint à les élever et à en tirer parti : chez les Quechuas, le peuple soumis à l’Inca, ils ne servaient pas seulement à varier le menu mais également de victimes dans les cérémonies religieuses. Ce furent principalement les animaux tachetés de brun et de blanc qui furent sacrifiés au dieu Soleil ou offerts aux morts dans leur tombe.

Le « cochon d’Inde »

Le cochon d’inde domestique ne resta toutefois pas une spécialité des Incas. Il est question dans les récits des Conquistadors espagnols de petits animaux piailleurs que, vers 1540, ils ramenèrent en même temps que l’or, l’argent et les pierres précieuses. Le zoologue suisse Conrad Gesner écrit déjà en 1554 « A propos du lapin et du cochon d’Inde ». A cette époque, on croyait encore que Christophe Colomb avait découvert l’Inde, c’est pourquoi tout ce qui venait de là-bas était indien.

On ne sait pas si les descendants de ces premiers « immigrants » on survécu mais en 1670, les commerçants hollandais ramenaient de la Guyane hollandaise des cochons d’Inde pour leurs enfants. Les bêtes s’habituèrent à leur nouvel environnement aussi vite qu’ils se multiplièrent vite et facilement, leur commerce perdit rapidement de son intérêt.

A partir de la Hollande, via l’Angleterre, le cochon d’Inde se répandit vite en Allemagne et dans les pays voisins. En même temps la cote de popularité de ce petit piailleur ne cessa de croître et ceci en raison de la simplicité de son comportement, de la facilité à le loger, à le nourrir et à l’élever.

Un animal aux noms divers

L’histoire de l’origine du cochon d’Inde est du reste liée au nom que porte cette petite bête dans différents pays. Aujourd’hui, l’appellation Cavia est de plus en plus utilisée. Elle provient du nom scientifique de l’animal : Cavia aparea procellus. En Allemagne, on l’appelle « Meerschweinchem » c’est-à-dire « petit cochon de mer » parce que le cochon d’Inde ressemble à un petit cochon par la forme, son piaillement et sa façon de se mouvoir. Et le mot « mer » vient probablement du fait qu’il a dû la traverser pour venir dans nos pays. En Hollande, on l’a dabord appelé « Meerzwijn » (cochon de mer) puis « Guinees biggetje » (cochonnet de Guinée), ce cochon de lait qui se vendait très cher : une guinée (ancienne pièce d’or anglaise). Actuellement l’appellation courante est Cavia. En anglais, le nom « guinea pig » désigne à la fois le cochon et la pièce d’or. Le revers de la médaille est que le « guinea pig » signifie également le « cobaye » au sens d’animal de laboratoire. En français, on l’appelle cochon d’Inde ou cobaye. Les espagnols l’appellent « conejillo de Indias »(petit lapin d’inde), ce qui est encore plus proche de la classification zoologique. Mais dans tous ces noms, subsiste encore l’erreur de C. Colomb qui croyait avoir découvert l’Ouest de l’Inde.

Fiche signalétique

Ordre : rongeurs – Rodentia
Sous-ordre : apparenté aux cobayes – Caviomorpha
Famille : Cobaye – Caviidae
Genre : Cavia
Espèce : Cavia aperea
Taille : 22 à 35 cm
Poids : mâle => jusqu’à 1 800 gr et femelle =>jusqu’à 1 100 gr
Gestation : de 68 à 75 jours
Nombre de petits : de 1 à 7
Poids à la naissance : 40 à 100 gr
Caractéristiques : diverses couleurs, dessins, longueurs et structure de poils
Alimentation : herbe, foin, feuilles, écorces, fruits, racines, fkeurs, graines par petites grappes
Mode de vie : par petits groupes
Durée de vie : de 3 à 10 ans

Classification zoologique

Le cochon d’Inde fait partie des rongeurs. Ils ont tous une denture composée de dents pour couper ou pour ronger, sans racine, qui poussent constamment et un grand vide (diastema) entre les joues et les molaires. Les chercheurs se demandent toutefois si, à l’avenir, le cochon d’Inde ne devrait pas faire partie d’un nouvel ordre.

Ce qui nous intéresse, c’est le cochon d’Inde sauvage du genre Cavia. Le type le plus répandu est le cavia aperea que l’on trouve dans les plaines aussi bien que dans les montagnes. Un sous-type est le cochon d’Inde tschudii qui vit dans le centre du Chili et qui est l’ancêtre de notre cochon d’inde domestique. Son nom lui vient du chercheur américain J.J. von Tschudi.

On trouve les cochons d’Inde Tschudii jusqu’à des altitudes de 4 200 m. Ils se distinguent par une fine ossature et leur aptitude à grimper et à sauter. Ils vivent en petits groupes de 5 à 10 individus dans des terriers qu’ils creusent eux-mêmes à moins qu’ils ne reprennent ceux qu’abandonnent d’autres animaux. La nuit, ils quittent leur terrier et suivent des chemins bien définis dans la végétation dense à la recherche de leur nourriture. Ils se nourrissent de plantes.

Conseil si vous voulez adoper

Quand ils sont en liberté, les cochons d’Inde vivent en groupe. La solitude représente donc un stress psychologique pour ces animaux sociables. S’il est certain que deux femelles se supportent souvent très bien, deux mâles dans une cage s’entendent bien également à condition de se connaître depuis qu’ils sont petits.

Nous ne parlerons pas ici de la nourriture… Mais il est très important de savoir que le cochon d’Inde ne synthétise pas la vitamine C. Il est donc vital de leur en donner en suffisance. Si ce n’est pas par les légumes (persil et poivrons en contiennent beaucoup), ce sera par gouttes (en vente en pharmacie ou animalerie). S’ils manquent de vitamine C, ils se paralyseront de l’arrière avec le temps et finiront par mourir.
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Quelques animaux sauvages apparentés

Le Moko : il est également appelé le cochon d’Inde des rochers. Il habite dans des régions montagneuses sèches et rocheuses et se tient sous les blocs de rocher ou se cache dans les fentes. Les mokos peuvent sauter d’un rocher à l’autre avec l’habilité d’un funambule et grimper aux arbres pour en manger les feuilles.

Le Mara : au premier regard il ressemble davantage à un lièvre des pampas. Il peut mesurer jusqu’à 75 cm et peser de 9 à 15 kg. Il vit dans un environnement d’herbes et de broussailles dans lequel il se creuse des terriers vastes et profonds. Il court rapidement et fait des bonds jusqu’à 2 m et se nourrit exclusivement de plantes.

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Cabiai

 

Le cochon d’eau ou cabiai : C’est le plus grand des rongeurs. Il peut mesurer jusqu’à 1,30 m et peser 50 kg. Il n’a rien à voir avec notre cochon d’Inde,  l’eau est son élément. C’est un nageur et un plongeur hors pair qui reste volontiers des heures dans l’eau dont seule émerge la tête, comme les hippopotames.

 

 

a.jpg Porc-épic

 Le porc-épic des arbres : cet habitant des arbres se retrouve principalement en Amérique centrale et du sud. Les poils de son corps et de sa queue ont partiellement fait place à des piquants, souvent avec des crochets, qui forment ainsi une arme efficace contre les ennemis. Plusieurs espèces ont une queue préhensile avec laquelle ils s’accrochent aux branches.

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De tous les cochons d’Inde, seul le cochon d’Inde sauvage (cavia aperea tschutii) est devenu un animal domestique.

Portrait du cochon d’IndeDepuis de longues années déjà, l’élevage du cochon d’Inde est chose courante en Europe. Des expositions sont organisées et les plus belles bêtes sont primées.

Caractéristiques du cochon d’inde de race

Un cochon d’Inde de race présente des caractéristiques bien précises définies par une commission de standards et évaluées au cours des expositions. Ces standards concernent les éléments suivants :

Stature : bien musclé et fort, mais pas une allure massive ; ni gros ni gras. Typiquement large et court, l’arrière train arrondi et sans queue.

Pattes : droites et fortes. Quatre orteils et griffes aux pattes avant, trois aux pattes arrière.

Tête : forte, large entre les yeux et les oreilles. Nez recourbé, beau museau rond et joues bien développées.

Dents : les dents poussent toujours… comme le lapin.Il faut veiller à ce que le cochon d’Inde s’use les dents.

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Yeux : grands et clairs, un peu proéminents.

Oreilles : charnues et décollées horizontalement, en forme d’une feuille de rose, un peu ondulées au milieu et légèrement pendantes.

Taille et poids : entre 22 et 35 cm. Un adulte pèse entre 900 et 1 200 gr.

Fourrure : les caractéristiques des diverses structures de poils font l’objet d’une évaluation.

Caractéristiques de races particulières : coloris et types de dessins divers.

Qu’est-ce qu’un standard ?
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On appelle standard la description d’un représentant idéal d’une race. En fonction de quoi tous les cochons d’Inde de race sont cotés lors des expositions.

Races

Les races reconnues se différencient principalement par la fourrure. Les dénominations en vigueur jusqu’à présent sont les cochons d’inde à poil lisse, à rosette et angora. Depuis qu’il existe des standards dans plusieurs pays (Hollande, Angleterre, Allemagne,…), elles ont été affinées. Sont reconnus les poils normaux, rosette, rex, texel, couronné anglais et américain, satin, poil long ou angora (péruvien) et shelty (péruvien soyeux).

arosette.jpg   Rosette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arex-agouti-orange.jpg  Rex agouti orange

 atex.jpg  Texel

ca.jpg    Couronné anglais

<!–[endif]–>cam.jpg  Couronné américain

aperu.jpeg  Péruvien

aski.jpg  Skinny (nu)

aalp.jpeg  Alpaga

Les coloris uniformes

Par couleur uniforme on entend une couleur de base unique qui est répartie sur tout le corps.

Reproduction

Parade et accouplement

Les cochons d’Inde sont en chaleur toute l’année. Il suffit au mâle de faire la cour avec persévérance… A de nombreuses reprises, il circule autour de la femelle à pas prudents, en balançant l’arrière-train et en émettant des claquements. Quand il essaie de frotter son corps contre celui de la femelle, elle s’oppose violemment en se mettant sur ses pattes postérieures, en projetant devant les pattes antérieures et montre les dents en ouvrant la gueule toute grande. La femelle est en rut tous les 14 à 18 jours, ce qui signifie qu’elle est prête à l’accouplement.
Les ovules qui se sont développés dans les ovaires sont à leur stade de maturation idéal pour la fécondation. A ce moment le mâle peut-être « reçu ». La femelle se couche sur le ventre et lève le derrière. L’accouplement ne dure que quelques secondes. Ensuite, les deux animaux se nettoient longuement et soigneusement.

Gestation

Il faut en moyenne 68 jours pour que les jeunes viennent au monde.est pleine car elle ne présente aucun comportement différent. Au début, on ne remarque pas du tout que la femelle  Le mâle pendant cette période est très attentionnée et laisse à la femelle la meilleure place près de l’écuelle.

Ce n’est que vers la quatrième semaine que la femelle s’arrondit et que les mamelles grossissent. Au cours des deux dernières semaines, laa femelle est vraiment lourde car les petits font plus de la moitié du poids du corps. On peut facilement voir et sentir leurs mouvements dans le ventre. La maman ne se prépare pas vraiment à la naissance. Ainsi elle ne fait pas de préparatifs pour construire un nid. C’est pourquoi il est assez difficile, pour un propriétaire de cochon d’Inde non averti, de se rendre compte de ce qui lui arrive.

Conseil

Ne pas faire reproduire une femelle plus de deux fois par an pour sa santé
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Le mâle peut-il être présent lors de la naissance ?

Chez les cochons d’Inde, il n’y a pas de danger que le père soit agressif avec les jeunes ou qu’il les morde jusqu’à les tuer. Il peut donc rester avec la femelle. Il a même été démontré que le mâle a un effet calmant sur la femelle. Il a même été constaté que le mâle lèche parfois les petits avec la femelle pour les sécher.

On peut voir que l’événement est très proche à certains signes comme le fait de creuser la litière, le gonflement de la partie génitale et la secrétion des muqueuses ou les douleurs rendues visibles par les contractions du ventre.

Processus de la naissance : la femelle accouche assise, déchire le chorion avec les pattes avant et les dents et le mange. Ensuite la mère le lèche et lui nettoie ainsi la bouche, le nez et les yeux. A peine le premier est-il prêt qu’un second se présente. En général, il n’y a qu’à la fin, c’est-à-dire avec le placenta qui est partiellement ou totalement mangé par la mère.

Lien qui montre la naissance de petits cochons d’Inde :

http://blog.aufeminin.com/blog/see_237700_1/EN-VIDEO-LA-NAISSANCE-DE-COCHON…

3ème vidéo (bébé cochon d’Inde).

Nouveau-nés déjà autonomes

Particularité des jeunes cochons d’Inde : quand ils viennent au monde, ils sont totalement développés. Les yeux sont ouverts et ce depuis déjà 14 jours dans le ventre de la mère et leur fourrure est dense, brillante et soyeuse dès que leur mère les a léchés.

Les petits sont en fait indépendants du nid, en ce sens qu’ils peuvent tout de suite courir et même manger de l’herbe, du foin et d’autres aliments solides car leurs dents de lait, ils les ont perdues dans le ventre maternel et la denture définitive est en place. Déjà une ou deux heures après la naissance, ils commencent à circuler dans la cage où, cependant, cependant ils restent toujours à proximité de la mère et seront allaités pendant deux ou trois semaines. En plus de cela, ils grignotent du fourrage et du foin.

C’est pourquoi, il n’est pas trop difficile d’élever des jeunes cochons d’Inde orphelins.

Conseil si vous êtes dans le cas

Il est mieux de confier les orphelins à une autre femelle qui vient juste de mettre bas. Si cette opportunité ne se présente pas, le lait pour élevage de chat (en vente les animaleries) a fait ses preuves. Pendant les 2 premières semaines 1 à 1,5 ml toutes les heures et monter à 2 ml au cours de la troisième semaine. Placez les petits auprès d’une femelle qui a déjà eu des petits ou un mâle castré.

Maturité sexuelle

A 5 semaines, les femelles ont atteint leur maturité sexuelle. Les mâles son à maturité vers la 7ème ou 8ème semaine
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Anatomie

Ossature : Les cochons d’Inde ont des os très fragiles qui se brisent facilement quand ils tombent. Il ne faut pas non plus les serrer trop fort.
Attention ! Il arrive que les enfants en exprimant leur amour à leur cochon d’Inde, l’écrasent et les tuent en les serrant trop fort. Le cochon d’inde ne lutte pas, ne griffe pas et ne mord pas et ne se débat pas aussi fort qu’un lapin et ne peut pas sauter comme un chat. Il faut bien avertir un enfant de cet état de chose pour qu’un accident n’arrive pas.

Les pieds : ils sont nus, ce qui signifie que la fourrure ne dépasse pas l’articulation du pied. Les pattes avant sont pourvues de quatre orteils avec autant de griffes. Les pattes arrière en ont trois. Contrairement à la majorité des autres rongeurs, les cochons d’Inde ne se servent pas de leurs deux pattes antérieures pour tenir la nourriture mais placent parfois un pied dessus. Ils se nettoient la figure exclusivement avec l’arrête de la main, jamais avec toute la surface. Ils se tiennent debout sur la plante des pieds mais marchent sur les orteils avec une démarche qui révèle des coureurs alertes.

Griffes : les griffes sont relativement larges. C’est pourquoi les cochons d’Inde sont parfois appelés « pieds à sabots »

Mode de vie

Les cochons d’Inde ne sont pas particulièrement intelligents, par contre ils sont très sociables. Ce n’est pas sans raison. Les ancêtres sauvages de notre cochon d’Inde domestique étaient spécialisés dans la dégustation d’herbe et étant donné que leur nourriture leur poussait presque dans la bouche, ils ne devaient pas développer de grandes aptitudes intellectuelles pour leur survie. Au lieu de cela, ils développèrent des comportements sociaux qui leur permettaient une vie agréable dans la communauté car l’association en bandes leur offrait la plus grande protection possible. La plupart des caractéristiques des cochons d’Inde sauvages résultent du fait qu’ils ne luttent pas contre un ennemi mais qu’ils se mettent à l’abri de celui-ci. Les performances et comportements qui en découlent, ils ne les ont pas perdus au cours du processus de domestication.

La lutte pour la suprématie

Une bande de cochons d’Inde est en général constituée d’un mâle et de cinq femelles. Il n’y a pas de place pour un autre mâle. Seul celui qui s’est révélé le plus fort lors d’un combat pour la suprématie. Il mène son harem comme un « pacha ». Aucun autre mâle ne peut s’accoupler avec une de ses femelles.
Les cochons d’Inde sont en règle générale des animaux pacifiques. Les mâles peuvent devenir ennemis quand ils se battent pour une femelle.
Les deux mâles ouvrent leur gueule toute grande et découvrent ainsi leurs grandes incisives. C’est leur manière de se menacer l’un l’autre. Ils peuvent en arriver à se mordre si aucun des deux ne recule volontairement. Généralement les femelles ne se battent pas entre elles. Toutefois, si un mâle les approche de trop près, elles lui montrent des dents menaçantes.

Tant qu’ils sont jeunes, les autres mâles forment des petits groupes un peu à l’écart de la famille et restent entre eux. Ils cherchent d’abord à s’imposer entre eux. Ils s’appuient sur les pattes pour paraître plus grands et laissent entendre des grincements de dents et se mettent à tourner les uns autour des autres. Lors de ces manœuvres, chacun essaie d’arriver à la hauteur du flanc de l’autre pour le mordre. Finalement ils se sautent dessus et se mordent dans le cou ou à la poitrine. Cela se répète jusqu’à ce qu’un des mâles soit vaincu. Il doit alors quitter la bande et s’installer ailleurs.

Conseil dans ce cas

Un animal vaincu mènerait une triste existence dans cet enclos. Il es chassé de l’endroit où l’on mange, ne trouve pas de place pour dormir et se languit. Le mieux est de le placer dans un autre enclos, loin des autres.

Le rôle de la femelle dans le groupe

En règle générale, les femelles se supportent très bien. Mais entre elle aussi, une hiérarchie s’est établie. Il y a une meneuse qui veille au bon ordre entre ses congénères et les jeunes. Elle a souvent un comportement particulier. Assise sur les pattes arrière, elle fait lentement tourner son postérieur et claque des dents. Si une femelle subordonnée se montre trop récalcitrante, le mâle meneur doit intervenir.

Les femelles s’occupent également du bien-être et des progrès des jeunes. Tant que ceux-ci sont petits, ils broutent avec les femelles en petits groupes. Quand ils veulent boire, ils ne vont pas seulement vers leur mère mais vers n’importe qu’elle femelle capable de les allaiter. A partir de la deuxième semaine, ils se rapprochent d’avantage du mâle qui les sépare de leur mère car, dès la troisième semaine, ils ne seront plus allaités.

Conseil dans ce cas

Veiller à séparer les jeunes mâles entre neuf et dix semaines. Ceci non seulement pour éviter des luttes inutiles mais aussi afin de pouvoir contrôler les naissances.

Stratégie de survie dans la nature

Les cochons d’Inde ont des aptitudes qui leur permettent de survivre  face à de nombreux ennemis, par exemple les serpents, les renards ou les rapaces. Ils installent entre leur repaire et leurs lieux d’approvisionnement un réseau de sentiers avec beaucoup de bifurcations, réseau dans lequel ils se retrouvent sans difficulté et qui permet une fuite rapide. Alertes et agiles ils se meuvent sans problème même dans les hautes herbes et ainsi ne sont pas trop vite découverts par leurs ennemis. Au cours de leurs déplacement, ils gardent contact les uns avec les autres c’est-à-dire qu’ils trottinent en ordre, comme les oies, l’un derrière l’autre et intercalent les jeunes entre eux. Ils s’informent mutuellement par des gloussements qui, en fait, ne cessent jamais. Pendant que le groupe paît, un des animaux doit monter la garde.

Dès qu’il perçoit le moindre bruit, il émet un piaillement et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ils ont tous disparu. S’il ne reste aucune autre issue à un cochon d’Inde, il fait le mort. L’ennemi se laissant parfois prendre à ce stratagème. De plus, un fort taux de reproduction permet naturellement la survie de cette espèce.

Le langage des cochons d’Inde

Celui qui veut comprendre le langage des cochons d’Inde doit à la fois bien regarder et bien entendre car souvent un bruit est associé au langage du corps particulier.

Piaillement : C’est une demande qu’on ne peut pas ne pas comprendre,  il veut de la nourriture. C’est en fait le seul cri que le cochon d’Inde réserve exclusivement à l’homme.

Lien où vous entendrez le cri du cochon d’inde qui a faim :

http://www.youtube.com/v/qNt6e5NfiAU&feature=related

Pleur ou gémissement : Il est poussé par le jeune qui s’est égaré et ne voit plus ni sa mère ni ses frères et sœurs ou qui est effrayé par un bruit quelconque. Un animal isolé qui pleure ainsi ne fait rien d’autre que d’exprimer son besoin de contact : il faut donc s’en occuper…

Gloussement ou roucoulement : La mère va vers son petit avec un roucoulement apaisant. Il traduit aussi la satisfaction et peut être accompagné de cabrioles (lorsqu’un cochon d’Inde saute en se tortillant de l’arrière en roucoulant, on dit qu’il « popcorne » c’est le « popcorning »).

Grognement : façon amicale de se saluer entre cochons d’Inde. Les membres d’une bande grognent pour se saluer. Ils se reniflent aussi et frottent leur nez l’un contre l’autre.

Grondement et claquement de dents : un cochon d’Inde qui gronde se sent faible face à un autre. Cela peut aussi se produire face à un homme. Le plus souvent, il baisse la tête pour demander la paix. Si ce geste n’est pas compris, le grondement de peur fait place à des claquement des dents courroucés, le seul bruit de menace que les cochons d’Inde connaissent. Ce claquement de dents constitue le prologue lors des combats entre rivaux.

Conseil dans ce cas

Laisser le cochon d’Inde en paix, il pourrait mordre on insiste lourdement…

Grognement et claquement : le mâle émet ces sons quand il parade devant une femelle en chaleur.

Crissement : ce sont des piaillements très aigus émis avec beaucoup d’intensité. Lors de ce « chant », tous les autres cochons d’Inde sont aux aguets. On dit qu’il « chante ». On ne sait pas exactement ce que signifie ce crissement.

Lien pour écouter le chant du cochon d’inde :

http://www.youtube.com/v/IbdMoPiqr1Y

Voici un lien où vous pourrez entendre un cochon d’inde content, très joyeux et mécontent :

http://cochondinde-club.over-blog.com/categorie-10932580.html

Le langage du corps

Se renifler : ils se touchent avec le nez ou se font des contrôles de l’anus. C’est une manière de vérifier quel est le sexe du congénère, s’il s’agit d’un cochon d’Inde étranger à la bande et si il s’agit d’une femelle, savoir si elle est prête à l’accouplement.

Impressionner : le mâle fait le « beau » en tendant les pattes en se soulevant.

Attentif : quand il se passe quelque chose de suspect, il se plaque contre le sol et lève la tête en avant.

Performances des sens

Étant fuyards, les cochons d’Inde sont pourvus d’organes sensitifs très développés qui leur permettent de reconnaître le danger à temps.

Ouïe : ils entendent de façon extraordinaire les sons aigus particulièrement. Ils les perçoivent jusqu’à 33 kHz alors que l’homme se limite à 20 kHz. Cela tient au fait que le limaçon interne a quatre méandres (l’homme, seulement deux et demi) et qu’il y a donc place pour d’avantage de cellules auditives.

Vue : la vue est également très développée. Le champ de vision est relativement large, de sorte qu’ils peuvent s’apercevoir de la présence d’ennemis assez tôt sans devoir bouger la tête. Au cours de recherches, on a observé que les cochons d’Inde sont également capables de distinguer différentes couleurs.

Odorat : le sens de l’odorat est mille fois plus performant que celui de l’homme et sert surtout lors des comportements sexuels et de contacts. Un animal étranger à la bande est reconnu à l’odeur. Les cochons d’Inde reconnaissent également les membres d’une famille humaine à l’odeur. Le marquage du partenaire et du secteur avec l’urine joue un rôle important.

Goût : il est certain que les cochons d’Inde différencient le sucré du salé et, pour cette raison, préfèrent une fraise à une orange. Ils ont de ce fait leurs préférences alimentaires.

Toucher : les poils tactiles qui poussent juste autour de la gueule aident les cochons d’Inde à s’orienter dans le noir et à éviter les obstacles. De plus, c’est avec ces capteurs sensibles qu’ils mesurent la largeur des ouvertures et savent qu’ils ne vont pas rester coincés s’ils veulent passer dans tel ou tel endroit.

anu.jpg   Nu (skinny)

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Source : Le cohon d’Inde de Katrin Behrend

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