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Les cochons d’Inde novembre 30 2009

Infos : , rétrolien

Le cochon d’Inde

 

Un peu d’histoire…

Son origine

Cela fait environ 10 000 ans que l’homme et le cochon d’Inde sont des amis. Et maintenant encore, c petit animal amical et doux au toucher reste un des favoris des propriétaires d’animaux domestiques.

L’animal domestique des Incas

L’AmériqueCentrale et l’Amérique du Sud sont le lieu d’origine du cochon d’Inde. Leurs ancêtres, les cochons d’Inde sauvages, sont répandus dans tout le continent. Il est facile de prouver que ces animaux de la grande famille des rongeurs se sont établis sur notre terre il y a 35 à 40 millions d’années. Mais ce n’est qu’entre 9000 et 3000 A.C. que le cochon d’inde sauvage est devenu cochon d’Inde domestique. Bien que le grand mara semble tout à fait différent, il fait pourtant partie de la même famille que le cochon d’inde domestique.

A l’origine, c’est sans doute par les restes des repas que les cochons d’Inde sauvages furent attirés vers l’homme nau Pérou, il y a plus de 10 000 ans – donc avant l’époque des Incas - . Il est probable qu’ils ont d’abord été tolérés parce qu’ils ne causaient aucun dommage. Peu à peu l’homme en vint à les élever et à en tirer parti : chez les Quechuas, le peuple soumis à l’Inca, ils ne servaient pas seulement à varier le menu mais également de victimes dans les cérémonies religieuses. Ce furent principalement les animaux tachetés de brun et de blanc qui furent sacrifiés au dieu Soleil ou offerts aux morts dans leur tombe.

Le « cochon d’Inde »

Le cochon d’inde domestique ne resta toutefois pas une spécialité des Incas. Il est question dans les récits des Conquistadors espagnols de petits animaux piailleurs que, vers 1540, ils ramenèrent en même temps que l’or, l’argent et les pierres précieuses. Le zoologue suisse Conrad Gesner écrit déjà en 1554 « A propos du lapin et du cochon d’Inde ». A cette époque, on croyait encore que Christophe Colomb avait découvert l’Inde, c’est pourquoi tout ce qui venait de là-bas était indien.

On ne sait pas si les descendants de ces premiers « immigrants » on survécu mais en 1670, les commerçants hollandais ramenaient de la Guyane hollandaise des cochons d’Inde pour leurs enfants. Les bêtes s’habituèrent à leur nouvel environnement aussi vite qu’ils se multiplièrent vite et facilement, leur commerce perdit rapidement de son intérêt.

A partir de la Hollande, via l’Angleterre, le cochon d’Inde se répandit vite en Allemagne et dans les pays voisins. En même temps la cote de popularité de ce petit piailleur ne cessa de croître et ceci en raison de la simplicité de son comportement, de la facilité à le loger, à le nourrir et à l’élever.

Un animal aux noms divers

L’histoire de l’origine du cochon d’Inde est du reste liée au nom que porte cette petite bête dans différents pays. Aujourd’hui, l’appellation Cavia est de plus en plus utilisée. Elle provient du nom scientifique de l’animal : Cavia aparea procellus. En Allemagne, on l’appelle « Meerschweinchem » c’est-à-dire « petit cochon de mer » parce que le cochon d’Inde ressemble à un petit cochon par la forme, son piaillement et sa façon de se mouvoir. Et le mot « mer » vient probablement du fait qu’il a dû la traverser pour venir dans nos pays. En Hollande, on l’a dabord appelé « Meerzwijn » (cochon de mer) puis « Guinees biggetje » (cochonnet de Guinée), ce cochon de lait qui se vendait très cher : une guinée (ancienne pièce d’or anglaise). Actuellement l’appellation courante est Cavia. En anglais, le nom « guinea pig » désigne à la fois le cochon et la pièce d’or. Le revers de la médaille est que le « guinea pig » signifie également le « cobaye » au sens d’animal de laboratoire. En français, on l’appelle cochon d’Inde ou cobaye. Les espagnols l’appellent « conejillo de Indias »(petit lapin d’inde), ce qui est encore plus proche de la classification zoologique. Mais dans tous ces noms, subsiste encore l’erreur de C. Colomb qui croyait avoir découvert l’Ouest de l’Inde.

Fiche signalétique

Ordre : rongeurs – Rodentia
Sous-ordre : apparenté aux cobayes – Caviomorpha
Famille : Cobaye – Caviidae
Genre : Cavia
Espèce : Cavia aperea
Taille : 22 à 35 cm
Poids : mâle => jusqu’à 1 800 gr et femelle =>jusqu’à 1 100 gr
Gestation : de 68 à 75 jours
Nombre de petits : de 1 à 7
Poids à la naissance : 40 à 100 gr
Caractéristiques : diverses couleurs, dessins, longueurs et structure de poils
Alimentation : herbe, foin, feuilles, écorces, fruits, racines, fkeurs, graines par petites grappes
Mode de vie : par petits groupes
Durée de vie : de 3 à 10 ans

Classification zoologique

Le cochon d’Inde fait partie des rongeurs. Ils ont tous une denture composée de dents pour couper ou pour ronger, sans racine, qui poussent constamment et un grand vide (diastema) entre les joues et les molaires. Les chercheurs se demandent toutefois si, à l’avenir, le cochon d’Inde ne devrait pas faire partie d’un nouvel ordre.

Ce qui nous intéresse, c’est le cochon d’Inde sauvage du genre Cavia. Le type le plus répandu est le cavia aperea que l’on trouve dans les plaines aussi bien que dans les montagnes. Un sous-type est le cochon d’Inde tschudii qui vit dans le centre du Chili et qui est l’ancêtre de notre cochon d’inde domestique. Son nom lui vient du chercheur américain J.J. von Tschudi.

On trouve les cochons d’Inde Tschudii jusqu’à des altitudes de 4 200 m. Ils se distinguent par une fine ossature et leur aptitude à grimper et à sauter. Ils vivent en petits groupes de 5 à 10 individus dans des terriers qu’ils creusent eux-mêmes à moins qu’ils ne reprennent ceux qu’abandonnent d’autres animaux. La nuit, ils quittent leur terrier et suivent des chemins bien définis dans la végétation dense à la recherche de leur nourriture. Ils se nourrissent de plantes.

Conseil si vous voulez adoper

Quand ils sont en liberté, les cochons d’Inde vivent en groupe. La solitude représente donc un stress psychologique pour ces animaux sociables. S’il est certain que deux femelles se supportent souvent très bien, deux mâles dans une cage s’entendent bien également à condition de se connaître depuis qu’ils sont petits.

Nous ne parlerons pas ici de la nourriture… Mais il est très important de savoir que le cochon d’Inde ne synthétise pas la vitamine C. Il est donc vital de leur en donner en suffisance. Si ce n’est pas par les légumes (persil et poivrons en contiennent beaucoup), ce sera par gouttes (en vente en pharmacie ou animalerie). S’ils manquent de vitamine C, ils se paralyseront de l’arrière avec le temps et finiront par mourir.
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Quelques animaux sauvages apparentés

Le Moko : il est également appelé le cochon d’Inde des rochers. Il habite dans des régions montagneuses sèches et rocheuses et se tient sous les blocs de rocher ou se cache dans les fentes. Les mokos peuvent sauter d’un rocher à l’autre avec l’habilité d’un funambule et grimper aux arbres pour en manger les feuilles.

Le Mara : au premier regard il ressemble davantage à un lièvre des pampas. Il peut mesurer jusqu’à 75 cm et peser de 9 à 15 kg. Il vit dans un environnement d’herbes et de broussailles dans lequel il se creuse des terriers vastes et profonds. Il court rapidement et fait des bonds jusqu’à 2 m et se nourrit exclusivement de plantes.

cabiai-2.jpg       cabiai.jpg

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Cabiai

 

Le cochon d’eau ou cabiai : C’est le plus grand des rongeurs. Il peut mesurer jusqu’à 1,30 m et peser 50 kg. Il n’a rien à voir avec notre cochon d’Inde,  l’eau est son élément. C’est un nageur et un plongeur hors pair qui reste volontiers des heures dans l’eau dont seule émerge la tête, comme les hippopotames.

 

 

a.jpg Porc-épic

 Le porc-épic des arbres : cet habitant des arbres se retrouve principalement en Amérique centrale et du sud. Les poils de son corps et de sa queue ont partiellement fait place à des piquants, souvent avec des crochets, qui forment ainsi une arme efficace contre les ennemis. Plusieurs espèces ont une queue préhensile avec laquelle ils s’accrochent aux branches.

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De tous les cochons d’Inde, seul le cochon d’Inde sauvage (cavia aperea tschutii) est devenu un animal domestique.

Portrait du cochon d’IndeDepuis de longues années déjà, l’élevage du cochon d’Inde est chose courante en Europe. Des expositions sont organisées et les plus belles bêtes sont primées.

Caractéristiques du cochon d’inde de race

Un cochon d’Inde de race présente des caractéristiques bien précises définies par une commission de standards et évaluées au cours des expositions. Ces standards concernent les éléments suivants :

Stature : bien musclé et fort, mais pas une allure massive ; ni gros ni gras. Typiquement large et court, l’arrière train arrondi et sans queue.

Pattes : droites et fortes. Quatre orteils et griffes aux pattes avant, trois aux pattes arrière.

Tête : forte, large entre les yeux et les oreilles. Nez recourbé, beau museau rond et joues bien développées.

Dents : les dents poussent toujours… comme le lapin.Il faut veiller à ce que le cochon d’Inde s’use les dents.

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Yeux : grands et clairs, un peu proéminents.

Oreilles : charnues et décollées horizontalement, en forme d’une feuille de rose, un peu ondulées au milieu et légèrement pendantes.

Taille et poids : entre 22 et 35 cm. Un adulte pèse entre 900 et 1 200 gr.

Fourrure : les caractéristiques des diverses structures de poils font l’objet d’une évaluation.

Caractéristiques de races particulières : coloris et types de dessins divers.

Qu’est-ce qu’un standard ?
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On appelle standard la description d’un représentant idéal d’une race. En fonction de quoi tous les cochons d’Inde de race sont cotés lors des expositions.

Races

Les races reconnues se différencient principalement par la fourrure. Les dénominations en vigueur jusqu’à présent sont les cochons d’inde à poil lisse, à rosette et angora. Depuis qu’il existe des standards dans plusieurs pays (Hollande, Angleterre, Allemagne,…), elles ont été affinées. Sont reconnus les poils normaux, rosette, rex, texel, couronné anglais et américain, satin, poil long ou angora (péruvien) et shelty (péruvien soyeux).

arosette.jpg   Rosette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

arex-agouti-orange.jpg  Rex agouti orange

 atex.jpg  Texel

ca.jpg    Couronné anglais

<!–[endif]–>cam.jpg  Couronné américain

aperu.jpeg  Péruvien

aski.jpg  Skinny (nu)

aalp.jpeg  Alpaga

Les coloris uniformes

Par couleur uniforme on entend une couleur de base unique qui est répartie sur tout le corps.

Reproduction

Parade et accouplement

Les cochons d’Inde sont en chaleur toute l’année. Il suffit au mâle de faire la cour avec persévérance… A de nombreuses reprises, il circule autour de la femelle à pas prudents, en balançant l’arrière-train et en émettant des claquements. Quand il essaie de frotter son corps contre celui de la femelle, elle s’oppose violemment en se mettant sur ses pattes postérieures, en projetant devant les pattes antérieures et montre les dents en ouvrant la gueule toute grande. La femelle est en rut tous les 14 à 18 jours, ce qui signifie qu’elle est prête à l’accouplement.
Les ovules qui se sont développés dans les ovaires sont à leur stade de maturation idéal pour la fécondation. A ce moment le mâle peut-être « reçu ». La femelle se couche sur le ventre et lève le derrière. L’accouplement ne dure que quelques secondes. Ensuite, les deux animaux se nettoient longuement et soigneusement.

Gestation

Il faut en moyenne 68 jours pour que les jeunes viennent au monde.est pleine car elle ne présente aucun comportement différent. Au début, on ne remarque pas du tout que la femelle  Le mâle pendant cette période est très attentionnée et laisse à la femelle la meilleure place près de l’écuelle.

Ce n’est que vers la quatrième semaine que la femelle s’arrondit et que les mamelles grossissent. Au cours des deux dernières semaines, laa femelle est vraiment lourde car les petits font plus de la moitié du poids du corps. On peut facilement voir et sentir leurs mouvements dans le ventre. La maman ne se prépare pas vraiment à la naissance. Ainsi elle ne fait pas de préparatifs pour construire un nid. C’est pourquoi il est assez difficile, pour un propriétaire de cochon d’Inde non averti, de se rendre compte de ce qui lui arrive.

Conseil

Ne pas faire reproduire une femelle plus de deux fois par an pour sa santé
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Le mâle peut-il être présent lors de la naissance ?

Chez les cochons d’Inde, il n’y a pas de danger que le père soit agressif avec les jeunes ou qu’il les morde jusqu’à les tuer. Il peut donc rester avec la femelle. Il a même été démontré que le mâle a un effet calmant sur la femelle. Il a même été constaté que le mâle lèche parfois les petits avec la femelle pour les sécher.

On peut voir que l’événement est très proche à certains signes comme le fait de creuser la litière, le gonflement de la partie génitale et la secrétion des muqueuses ou les douleurs rendues visibles par les contractions du ventre.

Processus de la naissance : la femelle accouche assise, déchire le chorion avec les pattes avant et les dents et le mange. Ensuite la mère le lèche et lui nettoie ainsi la bouche, le nez et les yeux. A peine le premier est-il prêt qu’un second se présente. En général, il n’y a qu’à la fin, c’est-à-dire avec le placenta qui est partiellement ou totalement mangé par la mère.

Lien qui montre la naissance de petits cochons d’Inde :

http://blog.aufeminin.com/blog/see_237700_1/EN-VIDEO-LA-NAISSANCE-DE-COCHON…

3ème vidéo (bébé cochon d’Inde).

Nouveau-nés déjà autonomes

Particularité des jeunes cochons d’Inde : quand ils viennent au monde, ils sont totalement développés. Les yeux sont ouverts et ce depuis déjà 14 jours dans le ventre de la mère et leur fourrure est dense, brillante et soyeuse dès que leur mère les a léchés.

Les petits sont en fait indépendants du nid, en ce sens qu’ils peuvent tout de suite courir et même manger de l’herbe, du foin et d’autres aliments solides car leurs dents de lait, ils les ont perdues dans le ventre maternel et la denture définitive est en place. Déjà une ou deux heures après la naissance, ils commencent à circuler dans la cage où, cependant, cependant ils restent toujours à proximité de la mère et seront allaités pendant deux ou trois semaines. En plus de cela, ils grignotent du fourrage et du foin.

C’est pourquoi, il n’est pas trop difficile d’élever des jeunes cochons d’Inde orphelins.

Conseil si vous êtes dans le cas

Il est mieux de confier les orphelins à une autre femelle qui vient juste de mettre bas. Si cette opportunité ne se présente pas, le lait pour élevage de chat (en vente les animaleries) a fait ses preuves. Pendant les 2 premières semaines 1 à 1,5 ml toutes les heures et monter à 2 ml au cours de la troisième semaine. Placez les petits auprès d’une femelle qui a déjà eu des petits ou un mâle castré.

Maturité sexuelle

A 5 semaines, les femelles ont atteint leur maturité sexuelle. Les mâles son à maturité vers la 7ème ou 8ème semaine
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Anatomie

Ossature : Les cochons d’Inde ont des os très fragiles qui se brisent facilement quand ils tombent. Il ne faut pas non plus les serrer trop fort.
Attention ! Il arrive que les enfants en exprimant leur amour à leur cochon d’Inde, l’écrasent et les tuent en les serrant trop fort. Le cochon d’inde ne lutte pas, ne griffe pas et ne mord pas et ne se débat pas aussi fort qu’un lapin et ne peut pas sauter comme un chat. Il faut bien avertir un enfant de cet état de chose pour qu’un accident n’arrive pas.

Les pieds : ils sont nus, ce qui signifie que la fourrure ne dépasse pas l’articulation du pied. Les pattes avant sont pourvues de quatre orteils avec autant de griffes. Les pattes arrière en ont trois. Contrairement à la majorité des autres rongeurs, les cochons d’Inde ne se servent pas de leurs deux pattes antérieures pour tenir la nourriture mais placent parfois un pied dessus. Ils se nettoient la figure exclusivement avec l’arrête de la main, jamais avec toute la surface. Ils se tiennent debout sur la plante des pieds mais marchent sur les orteils avec une démarche qui révèle des coureurs alertes.

Griffes : les griffes sont relativement larges. C’est pourquoi les cochons d’Inde sont parfois appelés « pieds à sabots »

Mode de vie

Les cochons d’Inde ne sont pas particulièrement intelligents, par contre ils sont très sociables. Ce n’est pas sans raison. Les ancêtres sauvages de notre cochon d’Inde domestique étaient spécialisés dans la dégustation d’herbe et étant donné que leur nourriture leur poussait presque dans la bouche, ils ne devaient pas développer de grandes aptitudes intellectuelles pour leur survie. Au lieu de cela, ils développèrent des comportements sociaux qui leur permettaient une vie agréable dans la communauté car l’association en bandes leur offrait la plus grande protection possible. La plupart des caractéristiques des cochons d’Inde sauvages résultent du fait qu’ils ne luttent pas contre un ennemi mais qu’ils se mettent à l’abri de celui-ci. Les performances et comportements qui en découlent, ils ne les ont pas perdus au cours du processus de domestication.

La lutte pour la suprématie

Une bande de cochons d’Inde est en général constituée d’un mâle et de cinq femelles. Il n’y a pas de place pour un autre mâle. Seul celui qui s’est révélé le plus fort lors d’un combat pour la suprématie. Il mène son harem comme un « pacha ». Aucun autre mâle ne peut s’accoupler avec une de ses femelles.
Les cochons d’Inde sont en règle générale des animaux pacifiques. Les mâles peuvent devenir ennemis quand ils se battent pour une femelle.
Les deux mâles ouvrent leur gueule toute grande et découvrent ainsi leurs grandes incisives. C’est leur manière de se menacer l’un l’autre. Ils peuvent en arriver à se mordre si aucun des deux ne recule volontairement. Généralement les femelles ne se battent pas entre elles. Toutefois, si un mâle les approche de trop près, elles lui montrent des dents menaçantes.

Tant qu’ils sont jeunes, les autres mâles forment des petits groupes un peu à l’écart de la famille et restent entre eux. Ils cherchent d’abord à s’imposer entre eux. Ils s’appuient sur les pattes pour paraître plus grands et laissent entendre des grincements de dents et se mettent à tourner les uns autour des autres. Lors de ces manœuvres, chacun essaie d’arriver à la hauteur du flanc de l’autre pour le mordre. Finalement ils se sautent dessus et se mordent dans le cou ou à la poitrine. Cela se répète jusqu’à ce qu’un des mâles soit vaincu. Il doit alors quitter la bande et s’installer ailleurs.

Conseil dans ce cas

Un animal vaincu mènerait une triste existence dans cet enclos. Il es chassé de l’endroit où l’on mange, ne trouve pas de place pour dormir et se languit. Le mieux est de le placer dans un autre enclos, loin des autres.

Le rôle de la femelle dans le groupe

En règle générale, les femelles se supportent très bien. Mais entre elle aussi, une hiérarchie s’est établie. Il y a une meneuse qui veille au bon ordre entre ses congénères et les jeunes. Elle a souvent un comportement particulier. Assise sur les pattes arrière, elle fait lentement tourner son postérieur et claque des dents. Si une femelle subordonnée se montre trop récalcitrante, le mâle meneur doit intervenir.

Les femelles s’occupent également du bien-être et des progrès des jeunes. Tant que ceux-ci sont petits, ils broutent avec les femelles en petits groupes. Quand ils veulent boire, ils ne vont pas seulement vers leur mère mais vers n’importe qu’elle femelle capable de les allaiter. A partir de la deuxième semaine, ils se rapprochent d’avantage du mâle qui les sépare de leur mère car, dès la troisième semaine, ils ne seront plus allaités.

Conseil dans ce cas

Veiller à séparer les jeunes mâles entre neuf et dix semaines. Ceci non seulement pour éviter des luttes inutiles mais aussi afin de pouvoir contrôler les naissances.

Stratégie de survie dans la nature

Les cochons d’Inde ont des aptitudes qui leur permettent de survivre  face à de nombreux ennemis, par exemple les serpents, les renards ou les rapaces. Ils installent entre leur repaire et leurs lieux d’approvisionnement un réseau de sentiers avec beaucoup de bifurcations, réseau dans lequel ils se retrouvent sans difficulté et qui permet une fuite rapide. Alertes et agiles ils se meuvent sans problème même dans les hautes herbes et ainsi ne sont pas trop vite découverts par leurs ennemis. Au cours de leurs déplacement, ils gardent contact les uns avec les autres c’est-à-dire qu’ils trottinent en ordre, comme les oies, l’un derrière l’autre et intercalent les jeunes entre eux. Ils s’informent mutuellement par des gloussements qui, en fait, ne cessent jamais. Pendant que le groupe paît, un des animaux doit monter la garde.

Dès qu’il perçoit le moindre bruit, il émet un piaillement et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ils ont tous disparu. S’il ne reste aucune autre issue à un cochon d’Inde, il fait le mort. L’ennemi se laissant parfois prendre à ce stratagème. De plus, un fort taux de reproduction permet naturellement la survie de cette espèce.

Le langage des cochons d’Inde

Celui qui veut comprendre le langage des cochons d’Inde doit à la fois bien regarder et bien entendre car souvent un bruit est associé au langage du corps particulier.

Piaillement : C’est une demande qu’on ne peut pas ne pas comprendre,  il veut de la nourriture. C’est en fait le seul cri que le cochon d’Inde réserve exclusivement à l’homme.

Lien où vous entendrez le cri du cochon d’inde qui a faim :

http://www.youtube.com/v/qNt6e5NfiAU&feature=related

Pleur ou gémissement : Il est poussé par le jeune qui s’est égaré et ne voit plus ni sa mère ni ses frères et sœurs ou qui est effrayé par un bruit quelconque. Un animal isolé qui pleure ainsi ne fait rien d’autre que d’exprimer son besoin de contact : il faut donc s’en occuper…

Gloussement ou roucoulement : La mère va vers son petit avec un roucoulement apaisant. Il traduit aussi la satisfaction et peut être accompagné de cabrioles (lorsqu’un cochon d’Inde saute en se tortillant de l’arrière en roucoulant, on dit qu’il « popcorne » c’est le « popcorning »).

Grognement : façon amicale de se saluer entre cochons d’Inde. Les membres d’une bande grognent pour se saluer. Ils se reniflent aussi et frottent leur nez l’un contre l’autre.

Grondement et claquement de dents : un cochon d’Inde qui gronde se sent faible face à un autre. Cela peut aussi se produire face à un homme. Le plus souvent, il baisse la tête pour demander la paix. Si ce geste n’est pas compris, le grondement de peur fait place à des claquement des dents courroucés, le seul bruit de menace que les cochons d’Inde connaissent. Ce claquement de dents constitue le prologue lors des combats entre rivaux.

Conseil dans ce cas

Laisser le cochon d’Inde en paix, il pourrait mordre on insiste lourdement…

Grognement et claquement : le mâle émet ces sons quand il parade devant une femelle en chaleur.

Crissement : ce sont des piaillements très aigus émis avec beaucoup d’intensité. Lors de ce « chant », tous les autres cochons d’Inde sont aux aguets. On dit qu’il « chante ». On ne sait pas exactement ce que signifie ce crissement.

Lien pour écouter le chant du cochon d’inde :

http://www.youtube.com/v/IbdMoPiqr1Y

Voici un lien où vous pourrez entendre un cochon d’inde content, très joyeux et mécontent :

http://cochondinde-club.over-blog.com/categorie-10932580.html

Le langage du corps

Se renifler : ils se touchent avec le nez ou se font des contrôles de l’anus. C’est une manière de vérifier quel est le sexe du congénère, s’il s’agit d’un cochon d’Inde étranger à la bande et si il s’agit d’une femelle, savoir si elle est prête à l’accouplement.

Impressionner : le mâle fait le « beau » en tendant les pattes en se soulevant.

Attentif : quand il se passe quelque chose de suspect, il se plaque contre le sol et lève la tête en avant.

Performances des sens

Étant fuyards, les cochons d’Inde sont pourvus d’organes sensitifs très développés qui leur permettent de reconnaître le danger à temps.

Ouïe : ils entendent de façon extraordinaire les sons aigus particulièrement. Ils les perçoivent jusqu’à 33 kHz alors que l’homme se limite à 20 kHz. Cela tient au fait que le limaçon interne a quatre méandres (l’homme, seulement deux et demi) et qu’il y a donc place pour d’avantage de cellules auditives.

Vue : la vue est également très développée. Le champ de vision est relativement large, de sorte qu’ils peuvent s’apercevoir de la présence d’ennemis assez tôt sans devoir bouger la tête. Au cours de recherches, on a observé que les cochons d’Inde sont également capables de distinguer différentes couleurs.

Odorat : le sens de l’odorat est mille fois plus performant que celui de l’homme et sert surtout lors des comportements sexuels et de contacts. Un animal étranger à la bande est reconnu à l’odeur. Les cochons d’Inde reconnaissent également les membres d’une famille humaine à l’odeur. Le marquage du partenaire et du secteur avec l’urine joue un rôle important.

Goût : il est certain que les cochons d’Inde différencient le sucré du salé et, pour cette raison, préfèrent une fraise à une orange. Ils ont de ce fait leurs préférences alimentaires.

Toucher : les poils tactiles qui poussent juste autour de la gueule aident les cochons d’Inde à s’orienter dans le noir et à éviter les obstacles. De plus, c’est avec ces capteurs sensibles qu’ils mesurent la largeur des ouvertures et savent qu’ils ne vont pas rester coincés s’ils veulent passer dans tel ou tel endroit.

anu.jpg   Nu (skinny)

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Source : Le cohon d’Inde de Katrin Behrend

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