Le loup décembre 7 2009
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Le loup

Loup gris
Les loups appartiennent à la famille des canidés. Ils sont carnivores. Cette famille est divisée en 10 genres et 35 espèces, dont les coyotes, les chacals et les chiens. Il existe deux espèces distinctes de loups : le loup gris et le loup roux.
Fiche signalétique
Ordre : Carnivora - carnivores
Superfamille : Canoidea - caniformes
Famille :Canidea - chien
Genre du loup gris : Canis
Espèce : Lupus
Genre du loup roux : Canis
Espèce : Rufus
Description
Taille tête comprise : de 1 à 1,5 m
Longueur de la queue : de 30 à 50 cm ; elle est touffue et tombante
Poids mâle : de 27 à 6! kg
Poids femelle : de 22 à 63 kg
Poids à la naissance : 0,5 kg
Les yeux : dorés et phosphorescents, fendus en amande
les oreilles : sont pointues avec des rebords noirs
Couleur : du gris au brun, elle varie selon les régions de blanc à rouge ou noir
Ventre : est pâle ainsi que l’intérieur des cuisses
Le grand méchant loup
Les récits fantastiques véhiculent encore une image sanguinaire des loups. Pourtant, jamais la réalité n’a autant contredit la fiction. Loin d’être des animaux cruels, assoiffés de chair humaine, les loups sont intelligents et sociables, à l’image de leurs descendants, les chiens.
Le loup ne mérite vraiment pas l’image négative dont ilo est affublé. Craint et tenu à distance depuis des siècles, on croyait autrefois que le loup était l’envoyé du diable, dont l’unique but était d’attaquer et de tuer les hommes, conduisant à sa perte l’humanité tout entière. Pourtant la céloèbre légende du loup-garou, selon laquelle un être humain se transformerait en animal les nuits de pleine lune, à la recherche de sang frais, relève de la pure fiction.
Nombreuses sont les personnes encore persuadées que les loups sont friands de chair humaine, jusqu’à leur accorder des pouvoirs surnaturels. Hormis les rares occasions où les loups affamés ont festoyé sur les champs de bataille et celles où les loups atteints de la rage ont perdu tout instinct naturel, ils ne s’attaquent pas à l’homme. Ils les craignent et font de grands dé&tours pour les éviter. Même les naturalistes qui ont passé des années sur le terrain à étudier les loups disent n’en avoir rencontré qu’exceptionnellement.
Coyotes, chiens ou loups
Il est très facile de faire des croisements entre les différentes espèces de canidés, comme les loups, les coyotes, les chacals, les dingos ou les chiens.
Aux États-Unis, on a déjà rencontré de cas de croisements naturels donnant des loups-coyotes, des chiens-coyotes et des chiens-loups.
La facilité avec laquelle ces différentes espèces se reproduisent entre elles représente un danger pour certaines sous-espèces plus rares, comme le loup des Apennins, en Italie, par exemple. Il ne reste quasiment plus de loups de race pure dans cette région car la plupart se sont accouplés avec des chiens sauvages.
Les experts s’accordent aujourd’hui pour affirmer que tous les chiens descendent du loup, domestiqué pour la première fois au Proche-Orient il y a environ 10 000 ans. Au cours des millénaires, plusieurs races de chiens ont fait leur apparition.
Une de ces races est le husky, un chien dont la fourrure rappelle celle du loup qui a été dressé pour tirer les traîneaux dans la neige. Le maremma d’Italie résulte lui aussi d’un croisement. Ce chien, dont le corps ressemble à celui du mouton, est chargé de défendre les troupeaux… contre les loups.
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Maremma
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Husky
Le loup est un des animaux les plus intelligents qui soient. Vivant et chassant parmi les siens, le loup a un esprit grégaire très développé. D’ailleurs, tous les chiens domestiques, du berger allemand au caniche, descendent du loup, une preuve de sa docilité.
Perchés dans les arbres
On croit que les plus lointains ancêtres du loup sont les membres de la famille des Maicoidea, qui vécurent durant l’Éocène (entre 38 et 54 millions d’années). En examinant leurs dents et leurs os fossilisés, les experts ont découvert que ces premiers ancêtres vivaient dans les arbres. Ces animaux arboricoles avaient des pattes biens espacées et possédaient les dents carnassières propres à cette espèce.
L’Hesperocyon d’Amérique du Nord et le Cynodictis européen, par exemple, dont le corps était allongé et les membres courts, ressemblaient à la civette moderne.

Hesperocyon

Crâne d’Hesperocyon

Cynodictis
Vers la fin de l’Éocène et durant l’éocène et le Miocène, (il y a de cela 7 à 38 millions d’années), ces carnivores s’adaptèrent aux variations climatiques de leur environnement et proliférèrent. Délaissant les arbres, ils devinrent peu à peu des animaux terrestres. La structure osseuse de leurs pattes évolua pour leur permettre de poursuivre plus rapidement leur proie en terrain découvert.
Il y a 2 millions d’années, au pléistocène, vécut un animal dont les caractéristiques correspondent au loup actuel. Baptisé “le loup menaçant”, il était deux fois moins imposant que celui vivant de nos jours.
Entre chiens et loups
Il existe aujourd’hui deux grandes espèces de loups, le loup roux et le loup gris. Le dingo, le coyote, le chacal et le chien domestique sont leurs descendants les plus proches. Ils font partie de la grande famille des canidés. Les renards et les lycaons d’Afrique comptent parmi leurs cousins les plus éloignés
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Loup roux

Le loup gris

Le dingo

Coyotes

Chacal
Ces animaux ont de nombreux points communs. Ils sont adaptés à la chasse, possèdent de larges oreilles pointues, une ouïe et un odorat très développés. Grâce à leurs longues pattes et leur corps profilé, ils sont particulièrement véloces. Ils poursuivent la proie, qu’ils déchiquettent ensuite à l’aide de leurs carnassières aiguisées plantées dans une puissante mâchoire. Ils ont une longue queue munies de glandes odoriférantes dont ils se servent pour communiquer entre eux. Mais contrairement à la majorité des canidés, qui dévorent à peu près tout ce qau’ils trouvent, y compris les fruits et les insectes. Le loup est un carnivore véritable. Il se nourrit presque exclusivement de viande. Il vit et chasse en bandes, régies par une structure sociale complexe.
Adapté à la vie sauvage
Au premier coup d’œil, le loup gris ressemble étrangement au berger allemand. Mais en y regardant de plus près, on note d’importantes différences. La tête du loup est plus large, ses yeux sont fendus en amandes et la courbure entre son museau et son crâne est très prononcée. Les particularités morphologiques du loup s’harmonisent très bien à une rude vie sauvage.
La fourrure du loup est fournie, longue et soyeuse. Les deux touffes de poils qui garnissent les joues font paraître sa face plus large qu’elle ne l’est en réalité. Le corps est couvert d’une bourre dense et rase, sur laquelle poussent des poils de jarre longs et imperméables. Leurs qualités isolantes permettent au loup de supporter des conditions de froid extrême et de grande humidité. Ainsi protégé, il n’a pas besoin d’abri et peut tranquillement dormir à la belle étoile dans la toundra du nord canadien et même se promener sous une pluie torrentielle.
La couleur de la robe, toujours plus pâle sous le ventre, varie habituellement en fonction de son habitat, ce qui lui permet de se camoufler lorsqu’il chasse, surprenant ainsi ses ennemis ou ses rivaux. Le loup des régions semi-désertiques possède un pelage clair. Celui du loup de la toundra et de l’arctique est blanc en hiver et gris en été, lorsque la neige fond pour faire place aux paysages désolés du Grand Nord.
Le loup gris est plus gros que le loup roux et beaucoup plus massif que le chien domestique.
Description
L’ouïe
Grâce à ses oreilles pointues, le loup bénéficie d’une ouïe extraordinaire. Il entend le faible bruit que fait l’animal en se déplaçant à une distance considérable, soit l’équivalent du tic-tac d’une montre à une distance de 10 m. Durant la chasse, le loup se fie plus à son ouïe qu’à sa vue qui est faible.


L’odorat
L’odorat est très développé. Il s’en sert pour reconnaître son territoire et identifier d’autres loups.
La vue
Les loups ont une vision frontale relativement mauvaise. Au-delà de 40-45 cm, il semble qu’ils voient flou… Leur myopie est due à l’absence de fovea centralis, la petite dépression, située dans la partie centrale, derrière la rétine qui, chez les humains, les primates et d’autres espèces animales permet d’obtenir le point de vision le plus précis. Néanmoins, les loups distinguent les formes, surtout les mouvements sur les longues distances et leur vision périphérique est extrêmement précise.

Les dents
Une série de 42 dents meurtrières composées de six incisives, deux canines, 8 prémolaires et 6 molaires dans la mandibule. La mâchoire supérieure a 2 molaires en moins. Les canines peuvent atteindre 5 cm de long.

Le corps
Le corps est aérodynamique : le museau allongé, les oreilles pointues, le tronc étroit, longues pattes effilées, fourrure lisse et longue queue : une morphologie synonyme de rapidité. Son corps profilé lui permet de poursuivre sa proie à grande vitesse, même à travers les broussailles ou les bois
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Pattes
Les pattes du loup sont longues et munies de quatre doigts à l’arrière et de cinq doigts à l’avant. L’extrémité des pattes sert à creuser; les griffes ne sont pas rétractiles comme chez les félidés.
La chasse en meute
Les sens aiguisés, la course rapide, les loups sont d’excellents prédateurs, surtout lorsqu’ils chassent en meutes. Ils lancent en chœur leur cri de guerre avant de se lancer à la poursuite de leurs proie, le nez au vent.
Un loup affamé sera prêt à manger à peu près n’importe quoi. Mais, s’il le peut, il chassera des animaux tels que le bœuf musqué, l’original, le cerf, l’élan et le renne. Les proies que les loups préfèrent varient selon les régions. Certaines espèces vivent dans des habitats bien précis, elles peuvent même se faire rares en raison de la présence de plus en plus envahissante de l’homme. S’il ne trouve pas suffisamment d’animaux sauvage, le loup peut alors s’attaquer au bétail domestique.

Repas de fortune
A l’occasion, le loup dévore des sangliers, des castors, des chiens, des lièvres et des oiseaux. Il se contentera même, au besoin, d’un plus petit gibier comme des souris, campagnols, grenouilles ou tout autre petit animal qu’il découvre dans l’herbe. Le loup avale même des pommes de terre et des fruits comme les figues,mûres et raisins.
Lorsque la famine sévit, le loup, qui fuit en général l’espèce humaine, s’aventure la nuit près des agglomérations pour fouiner dans les décharges à la recherche de déchets. Dans la toundra, où le climat est rude, le loup blanc doit souvent se contenter de bourgeons et de lichens jusqu’à ce qu’il puisse trouver de la viande fraîche.
Sur son territoire de chasse le loup est craintif et farouche. Il préfère se cacher et passer inaperçu. Il guette sa proie furtivement. Il se déplace et chasse souvent la nuit sans avoir vraiment recours à sa vue qui est mauvaise. Ses yeux dorés ne brillent pas dans l’obscurité comme le veut la légende mais reflètent simplement un filet de lumière.
Le nez au vent
Le loup peut percevoir des sons qui semblent imperceptibles à plusieurs kilomètres de distance, par exemple le bruit d’une petite branche qui se casse trois kilomètres plus loin. Son odorat est encore plus développé.
Il identifie des de milliers d’odeurs dont nous ne soupçonnons même pas l’existence. Assailli de toutes parts par différents parfums, le loup dispose d’une bonne longueur d’avance. Il peut déceler un original situé à plus de deux kilomètres de l’endroit où il se trouve. Lorsqu’il chasse, le loup a toujours le nez au vent, à l’affût des proies potentielles.
Son odorat lui permet ainsi d’obtenir toutes les informations dont il a besoin sur la nature, l’état et les déplacements de l’animal qu’il poursuit. Le loup se rappelle également les endroits stratégiques où il a laissé des points de repère et des marques odorantes, mémorisant ainsi parfaitement bien son territoire.
Le saviez-vous ?
- La meute la plus nombreuse jamais observée était composée de 36 membres et vivait en Alaska.
- Le hurlement du loup s’entend normalement à une distance de 8 à 10 km en terrain ouvert mais certains ont entendu des hurlement distants de 16 km.
- Une meute hurlante peut s’entendre dans un rayon de 300 km².
- Les loups dévorent de 5 à 10 kg de viande par jour.
- En Alaska, une meute a parcouru 1 126 km en 42 jours.
La course-poursuite
Les loups attrapent leur proie à la course. Lorsqu’ils l’ont immobilisée, toute la meute participe à la mise à mort qui ne prend que quelques minutes.
Les sens ne sont pas les seuls atouts du loup. Un adulte est assez fort pour s’attaquerr à un jeune boeuf et le mettre à mort. C’est aussi un animal endurant. Comparé au guépard, qui atteint 96 kilomètres à l’heure sur de courtes distances, le loup n’est pas si véloce. Il court à environ 38 kilomètres à l’heure mais peut aller à 45 kilomètres à l’heure en vitesse de pointe lorsqu’il est proche de sa proie.
Grâce à cette capacité, le loup rattrape la plupart de ses proies. Il les saisit alors par derrière et leur plante les crocs dans la gorge ou la tête pour les achever. Nageur émérite, le loup poursuivra même un cerf dans l’eau s’il a une chance de le tuer.
L’union fait la force
Les loups chassent les proies de grande taille en meute. Les membres de la bande se réunissent et hurlent ensemble avant de partir. La troupe démarre à la queue leu leu. Ils s’arrêtent en chemin pour fouiller les terriers, à la recherche de petits gibiers et prennent soin de marquer d’un jet d’urine chaque terrier abandonné pour éviter de s’y arrêter de nouveau.
Lorsque la meute détecte une proie, les loups se serrent autour du chef et se lancent sur la piste de l’animal. Certains s’approchent à pas de loup tandis que d’autres cherchent à détourner son attention. Si la proie s’enfuit, les loups les plus rapides la prennent en chasse. D’autres contournent la proie pour l’empêcher de s’échapper.
Que le meilleur gagne
La meute essaie souvent d’isoler un animal petit, malade ou affaibbli car il constitue une proie plus facile. Les proies robustes parviennent parfois à échapper à la meute. Généralement les loups abandonnent plutôt que de se battre contre des animaux forts et dangereux. Un original, par exemple, peut fracasser lz crâne de ses adversaires d’un coup de corne et un bison en blesser plusieurs en chargeant. Il arrive aux loups de parcourir des dizaines de kilomètres sans avoir réussi à capturer un seul animal.
Lorsque les loups remportent le combat, ils se jettent immédiatement sur la proie. Le mâle dominant se sert en premier et les autres s’arrachent les morceaux qui restent. Ils brisent la carcasse et dévorent les os, la peau et les poils avec la chair. Après avoir dévoré leur repas, ils vont donner leur part de viande fraîche ou régurgitée aux louveteaux, puis s’allongent à l’abri, le ventre bien rempli, pour digérer leur repas.
Gloutonnerie et abstinence
Un loup peut engloutir jusqu’à dix kilos de viande en un repas. Il arrive même qu’il soit rassasié avant d’avoir terminé son festin. Il enterre alors les restes pour le plus grand plaisir des animaux qui passeront sur ses traces.
Il revient souvent bredouille, surtout lorsqu’il chasse en solitaire. Il arrive qu’il n’ait rien à se mettre sous la dent pendant deux semaines. Il se rabat alors sur ce qu’il trouve. A tel point, que s’il a la possibilité, un loup n’hésitera pas à pêcher.
Les loups préfèrent les proies de grande taille comme l’original et le caribou. Seul, le loup se nourrit de petit gibier.
La structure sociale
Le loup passe pour être un solitaire, alors qu’il passe la majeure partie de sa vie dans une bande. Structurée autour d’un couple dominant, la meute est régie par des règles très strictes.
Le couple est l’expression la plus élémentaire de la meute. Mâles et femelles se choisissent davantage par affinité que par besoin biologique. Une femelle n’hésite pas à faire la cour au mâle de son choix. Pour le courtiser, elle s’approche de lui et pose sa tête sur ses reins. De son côté, le mâle indique explicitement quelle femelle il préfère. Il est d’ailleurs très rare qu’un loup démorde de son choix. En plus dêtre têtus, les loups sont fidèles. En général un couple s’unit pour la vie.
Le plus souvent les couples se rassemblent pour former des meutes qui compte en moyenne une dieaine de loups. Le nombre de loups d’une eut s’établit en fonction de la taille des proies disponibles sur le territoire. Lorsqu’il y a de la nourriture en abondance et qu’aucun changement majeur ne urvient, la meute de loups connaît peu de changements d’une année à l’autre.
Le couple dominant
Il existe une véritable organisation sociale au sein de la meute. Mâles et femelles observent les règles d’une stricte hiérarchie où chacun connaît son rang. Une grande meute, relativement bien structurée, est dirigée par un mâle et une femelles dominants que l’on appelle le mâle et la femelle “alpha” et qui seuls peuvent s’accoupler. Ils ne sont pas forcément plus gros mais ils ont affirmé leur position par d’incessantes épreuves de force et de ruse.
Le mâle et la femelle “beta” viennent au second rang. Comme les autres subordonnés, ils ne peuvent s’accoupler. Les bannis et les exclus - animaux âgés, malades ou affaiblis et les louveteaux - figurent au bas de l’échelle sociale du groupe. Au sein de la hiérarchie, le statut de chacun est souvent remis en question.
Les loups évitent la plupart du temps de s’infliger des blessures graves, mais ils utilisent par contre toute une série de mimiques faciales, de postures et de menaces rituelles lorsque surviennent des rivalités ou des conflits. Les loups de rang supérieur s’affirment en dressant la queue puis en se tenant bien droit sur leurs pattes la gueule ouverte et les crocs apparents. Ils donnent également des petits coups de dents dans le cou des animaux plus faibles. Les subordonnés de la meute montrent leur soumission en baissant la tête, en laissant tomber les oreilles vers l’arrière et en rabattant la queue entre les pattes.

Autorité et affection
Ces gestes rappellent ceux des louveteaux qui se roulent sur le dos en exposant leur ventre ou lèchent le museau du loup dominant. En agissant ainsi, l’animal semble vouloir conjurer la menace en suscitant chez le loup dominant des sentiments bienveillants à son égard. Ces affrontements rituels ont pour but d’imposer l’autorité du chef de la meute et d’assurer ainsi l’harmonie et la stabilité au sein du groupe.
Les loups sont très affectueux à l’égard des autres membres du groupe. Chaque retrouvaille est l’occasion de scènes d’effusion. Les loups remuent la queue, se lèchent mutuellement et frottent leurs museaux l’un contre l’autre. Le mâle alpha ne démontre aucune agressivité à l’égard des autres membres de la meute et il manifeste même une certaine tolérance comme s’il cherchait à les stimuler. Tant qu’il ne montre pas les dents en retroussant son nez, c’est qu’il ne témoigne aucune hostilité.

Hostilité
Mimiques, odeurs et sons
Les loups ont une physionomie très expressive. Avec leur front, leur gueule, leurs oreilles et leurs yeux, ils couvrent tout un registre de mimiques faciales. Par exemple, pour exprimer la crainte ou l’insécurité, un loup garde la gueule fermée, il retrousse ses lèvres, les commissures légèrement relevées puis il plisse les yeux, relève le front et laisse tomber ses oreilles vers l’arrière. Au contraire, lorsqu’un loup à le front ridé et gonflé, les oreilles dressées, pointées en avant, la gueule ouverte et les dents apparentes, il adopte une attitude menaçante et autoritaire. Le jeu de regard est très important. Lorsqu’un loup fixe un de ses congénères, c’est pour lui témoigner sa colère, tandis qu’un loup qui cherche à en apaiser un autre détournera le regard.
Les loups communiquent également entre eux par l’odeur. En urinant à des endroits déterminés, les loups signalent les frontières de leur territoire et fournissent en même temps diverses informations sur leur sexe, leur statut et leurs déplacements. D’ailleurs, les jeunes loups qui vivent seuls ne laissent pas de marques odiriférantes tant qu’ils ne sont pas prêts à s’installer sur un territoire. Lorsqu’ils sont tous ensemble, les loups communiquent aussi avec des sons variés, gémissements, jappements, aboiements et grondements. En revanche, le cri le plus généralement associé au loup est le hurlement qu’il utilise notamment pour rester en contact avec d’autres membres de la meute.
Le hurlement
S’il est difficile de vérifier que les loups hurlent les nuits de pleine lune, il ne fait aucun doute que les loups prennent plaisir à hurler. Museau pointé vers le ciel, l’animal lance un hurlement d’environ 35 secondes. Les autres membres de la harde peuvent aisément identifier le message du cri car ils utilisent tous un registre distinct.
Le hurlement permet aux loups de rester en contact entre eux mais aussi d’avertir les autres d’une menace et même de communiquer leurs états d’âme. Parfois ils hurlent juste avant une partie de chasse, et côte à côte, chacun lance sa complainte pour le plaisir. Un hurlement en chœur annonce souvent un événement heureux dans la meute.

Lien pour écouter le hurlement des loups :
Les loups de l’Arctique : http://www.youtube.com/v/7KHMehblpE0
Les loups européens : http://www.youtube.com/v/K3ESFdHO7Ok
Territoire
Les particularités physiques du loup lui permettent de s’adapter à des variations climatiques extrêmes et à tout type de terrain et de végétation du moment que ces régions recèlent suffisamment de nourriture et d’abris. Les loups sont particulièrement nombreux dans les forêts d’Amérique du Nord. L’Amérique du Nord est considéré comme le berceau du loup. Elle abrite une grande diversité de faune et d’habitats. Le loup connaît chaque arbre, chaque buisson de son domaine qu’il marque méthodiquement.
Ils se cachent dans les profonds sous-bois de feuillus et de conifères, où abris et proies abondent. Les grands ongulés comme les cerfs et les élans constituent des mets de roi pour les meutes. Dans ces régions, les hivers sont longs et froids et les étés courts et doux. Malgré tout les loups y trouvent de nombreux avantages.
Lieu de rendez-vous
Chaque meute possède son propre territoire. Une zone où elle se réserve l’exclusivité de la chasse et où la femelle aménage sa tanière. La superficie du territoire peut couvrir de 100 à plus de 1 000 kilomètres carrés lorsque les proies se font rares. Les frontières du territoire sont assez extensibles, elles peuvent changer au cours de l’année. Dans la toundra d’Amérique du Nord, par exemple, les loups suivent les caribous et les saïgas à des centaines de kilomètres. Dans les forêts et sur les îles, les frontières naturelles du territoire sont mieux définies et restent stables toute l’année.
Même s’il parcourt de très grandes distances à la recherche de nourriture, le loup revient toujours au centre de son territoire. Véritable lieu de rendez-vous. Il s’agit d’une tanière managée dans un endroit stratégique élevé qui sert de point de rassemblement à la meute. Les jeunes louveteaux sont cantonnés à la tanière sous l’œil vigilant des adultes.
Comme les chiens, les loups délimitent les frontières de leur territoire en urinant pour répandre l’odeur de leurs glandes anales sur différent repères. on trouve ce genre de marques sur les buissons, les souches d’arbres, les arbustes, les rochers, les touffes d’herbe et les blocs de glace. Le territoire est parfois délimité par une frontière naturelle, un cours d’eau par exemple. Les pistes de chasse et les croisées de chemins sont fréquemment marquées, la plupart du temps par le mâle dominant. D’autres membres de la meute aspergent également d’urine certains repères caractéristiques.
Jeux de piste
Ces marques peuvent donner une quantité d’informations à d’autres meutes, par exemple, le nombre de loups qui ont laissé leur marques et à quel moment ils sont passées. Les loups d’une autre troupe délimitent les frontières de leur territoire de la même façon. Il arrive souvent que deux territoires soient séparer par une bande d’environ un kilomètre de large où seuls les loups solitaires osent s’aventurer.
Les loups connaissent très bien le profil ou le tracé de leur territoire grâce à ces bornes odorantes et ces points de repère. Les chercheurs spécialisés dans l’étude des loups ont constaté qu’ils passent leur temps à parcourir les pistes qui jalonnent leur territoire à la queue leu leu. Ils empruntent leurs sentiers battus et leurs parcours de chasse préféré. Ils affectionnent particulièrement les endroits élevés, les lieux de capture et les refuges qui leur sont familiers. Lorsqu’ils sont fatigués, ils s’endorment n’importe où, au pied d’un arbre ou à l’abri d’un rocher. Lorsqu’un loup renifle l’odeur d’un congénère inconnu sur son territoire, il s’empresse d’effacer son signal avec de l’urine fraîche pour avertir les étrangers de se tenir à l’écart.
Rapports de voisinage
Les loups renouvellent ainsi les marques de leur territoire chaque fois que la meute y passe ce qui permet également à celle-ci d’indiquer précisément à ses membres les limites de son domaine. Ils aiment bien hurler en chœur pour faire part de leur présence aux meutes voisines. Ces derniers leur répondent de la même manière pour leur faire savoir que le territoire est occupé.
A l’occasion une meute voisine peut envahir délibérément le territoire d’une autre bande. Elle se dirige vers le lieu de rassemblement de ses voisins et une fois sur place, l’envahisseur attaque, tue et disperse les membres de la meute dans le but de s’emparer de son territoire. Mais ces incursions sont assez rares. Chaque bande respecte en général les limites territoriales de son voisin. Ce qaui permet à tous et chacun de vivre en harmonie.
Le cycle de la vie
Seul le couple dominant donne naissance à des petits. Les jeunes louveteaux sont cajolés et nourris par tous les loups de la meute.
Pendant un mois, au printemps, toutes les femelles peuvent en principe s’accoupler. Mais seul le mâle et la femelle dominants s’arrogent ce droit. Le couple impose alors son droit exclusif de se reproduire. La femelle élue ira même jusqu’à évincer temporairement de la meute les autres femelles en chaleur. Le mâle dominant fera tout son possible pour empêcher les autres mâles de s’accoupler. Les affrontements dans les groupes sont fréquents à cette période.
Une relation étroite
Le pénis du mâle renferme un os, appelé baculum. Après l’accouplement, le mâle et la femelle tentent de se diriger dans des directions opposées, ce qui a pour effet de les souder littéralement ensemble pendant une heure ou plus. Ils restent dans cette posture jusqu’à ce que les vaisseaux sanguins qui traversent le baculum retrouvent leur état normal.
Personne ne sait exactement pourquoi les loups agissent ainsi, mais on croit que cela peut contribuer à resserrer les liens entre le mâle et la femelle. Ils forment alors physiquement et affectivement un couple uni.
La tanière
Au bout de six semaines environ, la femelle se creuse une tanière en prévision de la naissance des petits. Elle cherche u abri, elle aménagera parfois un terrier abandonné par un blaireau ou un porc-épic, en creusant sous les racines d’un arbre ou sous les roches pour l’isoler davantage. Sinon, elle creusera une tanière dans un monticule de sable, à proximité d’un point d’eau. Dans l’Arctique, il arrive que les louves établissent leur terrier dans un fossé ou dans une excavation à même le sol.
Une tanière est composée d’une galerie d’environ 40 cm de hauteur et 65 cm de largeur. A 1,80 mètre de l’entrée, le tunnel tourne à angle droit et s’ouvre sur une cavité de forme ronde, réservée à la mère. Puis le tunnel s’élève graduellement sur une distance de deux mètres pour aboutir à la chambre dans laquelle les petits naîtront et passeront leurs trois premières semaines.

Après une gestation de 63 jours, cinq à six petits viennent au monde. Les nouveaux-nés, aveugles et sourds, peuvent tout juste ramper jusqu’aux mamelles gorgées de lait de leur mère.

La vie de château
Deux ou trois semaines plus tard, les petits ouvrent les yeux, entendent et commencent à remuer. Ils s’expriment en poussant de petits couinements et vers un mois, ils tentent leurs premiers hurlements. Les louveteaux font alors leur première sortie dans le monde. En jouant, ils affinent déjà leurs qualités de chasseur. Ils apprennent les subtilités du langage corporel de leurs congénères et vers deux mois, ils sont tout à fait capables de répondre à leurs aînés. Les petits ne s’éloignent pas encore de la tanière.
Les adultes de la meute veillent constamment sur eux et s’efforcent de répondre à leurs désirs. Les louveteaux vont quémander leur nourriture auprès de n’importe quel adulte. Pour l’amadouer, le petit place sa tête dans la gueule du loup, un geste d’affection très employé parmi les membres d’une meute. Les petits grandissent très très vite et la tanière devient trop exigüe pour eux. La louve est alors obligée de transférer toute la famille vers un nouveau lieu où l’es louveteaux passeront les deux ou trois mois suivants.
Le grand départ
Âgés de dix mois, les louveteaux vont à la chasse avec les adultes. Les premières fois, ils observent leurs aînés. A 18 mois, ils atteignent leur taille adulte et à 2 ans, ils sont forcés de quitter le clan. Cette période est très difficile pour eux. Le jeune mâle devra trouver une femelle, il restera seul jusqu’à ce qu’il ait rencontré l’âme soeur. Avec elle, il pourra ensuite former une nouvelle meute.
Un loup peut vivre de 15 ou 16 ans, à condition qu’il échappe à tous les dangers qui guettent. A la fin de sa vie, il n(a pratiquement plus de crocs et peut difficilement continuer à chasser. Les autres loups de la bande l’aide alors à survivre en lui fournissant de la nourriture. L’expérience et la connaissance qu’ont les aînés de leur territoire sont forts utiles pour les plus jeunes.
Le loup en France
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Source : le Règne animal - Encyclopédie
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